On y lisait une légende qui appelait à «se préparer à assurer grave pour la rentrée» et donnait un code de réduction pour acheter un correcteur de teint et d’autres produits de Rimmel London, qui fait partie du groupe de cosmétiques américain Coty.
La publicité, diffusée le 9 septembre sur le réseau social Facebook, a été dénoncée par deux plaignants, qui estimaient que ce slogan «jouait avec les insécurités des très jeunes filles en laissant entendre qu’on n’était prête pour la rentrée que si on portait du maquillage», rapporte l’AFP.
La filiale britannique de Coty s’est défendue en affirmant que la campagne ne communiquait pas un besoin de porter du maquillage mais plutôt des tendances, et aussi que cette communication s’adressait davantage aux femmes de 18 à 35 ans qu’aux enfants.
Les collégiennes et les lycéennes ciblées
Mais l’ASA a estimé que, si la cible de la publicité pouvait inclure des femmes adultes, le terme «rentrée» – «back to school», en anglais -, associé à des couleurs vibrantes, des emojis de livres ou d’étoiles et crayons rose vus dans la publicité, est largement associé à des collégiennes ou lycéennes.
L’utilisation de l’expression «assurer grave» – «slay» – implique aussi que les jeunes filles ou jeunes femmes sont susceptibles de mieux réussir si elles portent du maquillage à l’école, et, dans ce cas précis, du correcteur ou du contouring. Selon l’agence britannique, cette pub est donc «irresponsable», car elle «joue sur les insécurités des jeunes filles sur leur apparence».
Avec l’AFP.



