Si tout le monde veut aujourd’hui du bio, ses valeurs, elles, ne sont pas toujours respectées. Dénonçant la confusion actuelle, Cosmébio, l’association qui regroupe des marques certifiées, a décidé de «sensibiliser» les consommateurs, du 29 septembre au 6 octobre.
Entre les cosmétiques certifiés biologiques ou naturels et les produits conventionnels, les consommateurs y perdent leur latin. D’autant que le marché prend de l’importance, sous l’impulsion de nouveaux arrivants, comme la grande distribution, et d’une industrialisation de l’agriculture bio, pas toujours respectueuses des valeurs de la profession.
Ses valeurs ? «La cosmétique bio participe à travers ses engagements sur le choix des matières premières, les procédés de fabrication, la valorisation des ingrédients naturels et bio, la biodégradabilité des matières premières, le commerce équitable… à construire le monde souhaitable de demain», souligne un communiqué de l’association, qui souhaite mettre en avant ses convictions éthiques.
«La profusion de marques peu labellisées et certifiées installe une confusion et une image faussée dans l’esprit du consommateur», regrette ainsi l’organisation, qui regroupe 450 adhérents. Elle rappelle qu’un Français sur deux achètent désormais un cosmétique bio, dont le marché connaît un «fort développement» depuis cinq ans.
Des actions pédagogiques
«De nombreuses marques abusent du greenwashing pour tromper le consommateur en valorisant un fort taux d’ingrédients naturels ou la présence en faible quantité d’un ingrédient biologique, alors que la formule contient d’autres ingrédients controversés», renchérit Nicolas Bertrand, directeur du développement de Cosmébio, cité par ce texte.
L’association a donc décider d’«éduquer le consommateur à identifier le vrai du faux» en créant un «temps fort» avec des actions pédagogiques qui seront déclinées pendant une semaine, du 29 septembre au 6 octobre, par ses marques adhérentes. Au programme, des journées portes-ouvertes, des webinars pour les professionnels du secteur, etc.
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