Pour sa 10ᵉ édition, le concours The Cosmetic Victories, organisé par Cosmetic Valley en partenariat avec l’Essec, place l’innovation responsable au cœur des enjeux. Sur les 94 projets reçus, venus de 21 pays, six finalistes ont été retenus par un jury international de scientifiques.
Le but : proposer des solutions applicables à l’ensemble de la chaîne de valeur cosmétique, qu’il s’agisse d’ingrédients naturels, d’intelligence artificielle, de microbiome, de perception sensorielle ou encore de vieillissement cutané. Deux prix seront remis lors d’une cérémonie le 20 mai prochain à Paris : le Prix «recherche académique» et le Prix «innovation industrielle», chacun doté de 10 000 euros et d’un accompagnement par le pôle de compétitivité Cosmetic Valley.
Trois start-up françaises à l’honneur
La catégorie «Innovation industrielle» consacre trois projets, portés cette année par des start-up françaises. Tous partagent une ambition commune : faire progresser la filière cosmétique grâce à des technologies de pointe.
Netri mise sur les neurones comme capteurs biologiques. Grâce à ses plateformes «NeoBento» couplées à des neurones hiPSC, la start-up est capable d’innerver des cellules cutanées pour prédire l’efficacité d’un ingrédient cosmétique à partir de sa signature neuronale.
Loretta développe un jumeau numérique de la peau basé sur sa texture nanométrique. En combinant microscopie AFM haute vitesse et intelligence artificielle, ce projet entend relier structure et composition de la peau, afin de révolutionner les diagnostics dermatologiques.
Byome Labs propose une analyse express du microbiome cutané, réalisable en point de vente en moins de trois minutes. Grâce à des bandelettes antigéniques et une IA co-développée avec des dermatologues, la start-up ambitionne de recommander des routines beauté 100% personnalisées, limitant les produits inadaptés.
The Cosmetic Victories : trois laboratoires primés
En parallèle, la catégorie «Recherche académique» met à l’honneur trois laboratoires de haut niveau. D’abord, le département des sciences agricoles de l’Université de Naples Federico II (Italie) explore l’utilisation d’exosomes issus de Lactiplantibacillus plantarum. Ces vésicules naturelles montrent un fort potentiel pour protéger la peau, renforcer sa barrière et favoriser sa régénération.
Ensuite, l’Université de Stanford (États-Unis) s’intéresse à la façon dont les neurones sensoriels réagissent aux produits cosmétiques. Grâce à une combinaison de tests biomécaniques, de modélisation et d’études in vivo, l’équipe veut objectiver la perception sensorielle (douceur, tiraillement…).
Enfin, le CNRS IBGC UMR5095 (France) propose une nouvelle voie pour mesurer le vieillissement cutané : l’instabilité naturelle de certaines protéines, causée par l’exposome, pourrait devenir un biomarqueur clé. Objectif : mieux prévenir et cibler les soins anti-âge.
Composition du jury international
Le jury est composé d’experts scientifiques issus de onze pays. Parmi ses membres figurent Neti Waranuch, professeure associée à l’université Naresuan (Thaïlande), Majella Lane, directrice du UCL Skin Research Group à l’Université de Londres (Angleterre), Konrad Terpilowski, chercheur à l’université Maria Curie-Sklodowska de Lublin (Pologne), Roberto Rocca, professeur à la POLIMI (Italie), Lionel Ripoll, professeur à l’Université de Québec (Canada), Yuji Yamashita, professeur associé à la faculté de pharmacie de l’Institut Chiba (Japon), Zorita Diaconeasa, professeure à l’Université des sciences agricoles et de médecine vétérinaire de Cluj-Napoca (Roumanie), Laurent Billon, professeur au CNRS (France), Wen-Yin Chen, directrice du Precision Healthcare and Nutrition Technology Lab (Taïwan), et Amandine Goubert, directrice de la recherche et de l’innovation chez Cosmetic Valley (France).
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