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Parfums : le marché, en pleine reprise, fait face à des ruptures de stock

Chignon tresse et passementerie

Tirées par une forte demande, les ventes mondiales du parfum redémarrent sur les chapeaux de roue, mais l’offre peine à suivre, selon le patron d’Interparfums, Philippe Benacin, interrogé par Europe 1.   

Les parfums connaissent un redémarrage en fanfare à travers le monde. Le rebond atteint même un record aux Etats-Unis avec +30-40% par rapport à 2019, selon les informations d’Europe 1. «Les Américains ont compris pendant le confinement que le parfum était aussi pour soi et pas seulement pour sortir», explique Philippe Benacin, PDG d’Interparfums, auprès de la radio.

Mais la crise sanitaire a affecté les chaînes d’approvisionnement et la vigueur de la demande a pris de court les fabricants. «Actuellement, il y a des ruptures de stock partout», reconnaît Philippe Benacin. «Aucune commande ne part normalement. L’ensemble de l’industrie a été surpris par la demande et n’a pas repris le rythme», constate le patron du groupe français.

Vers une hausse des prix des parfums

«Les verriers n’ont pas rouvert l’ensemble des fours. On travaille en ‘just in tim’, ce qui n’était jamais arrivé. On livre en fonction des productions qu’on peut faire sur le mois», poursuit-il. Selon lui, les difficultés d’approvisionnement vont se répercuter en rayon : les prix des bouteilles de parfums devraient augmenter de 3 à 4% à partir de janvier.

Début septembre, le fabricant français, qui détient les licences de Lanvin, Boucheron, Rochas, Montblanc et Jimmy Cho, avait annoncé une fin d’année plus difficile pour ses activités : «un niveau de stock de produits finis trop bas et une chaîne d’approvisionnement trop lente ne permettent pas de livrer correctement nos partenaires, situation qui devrait se prolonger jusqu’au début de l’année 2022».

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