Les exportations des entreprises françaises de la beauté ont affiché l’an dernier des résultats supérieurs à l’avant pandémie, selon les derniers chiffres de la Febea.
Le secteur des cosmétiques français confirme sa bonne santé avec 16,2 milliards d’euros d’exportations. «Non seulement le recul de 2020 a été largement rattrapé, mais le niveau de 2019 a été dépassé de 2,5%», se félicite dans un communiqué la Fédération des entreprises de la beauté (Febea).
Le secteur se place dans le top 3 des premiers contributeurs au solde positif du commerce extérieur de la France, «avec un solde de 12,9 milliards d’euros, avec l’aéronautique (30,8 milliards) et les vins et spiritueux, (14,6 milliards)», est-il ajouté. Premiers débouchés pour les entreprises françaises, l’Union européenne et l’Asie s’adjugent, à eux seuls, les deux tiers des exportations.
On note, en particulier, une très forte croissance (+56%) en Chine depuis 2019, grâce notamment aux ventes de maquillage. C’est le premier pays importateur avec 1,9 milliard d’euros, soit 11,7% des exportations. Selon Emmanuel Guichard, délégué général de la Febea, cité par l’Agence France-Presse, «un rouge à lèvre sur trois est exporté en Chine (+85% depuis 2019)», ce qui représente près de 265 millions d’euros d’export.
Les soins du visage en première position
Viennent ensuite les États-Unis – avec 1,8 milliard d’euros (11,2% des exportations totales) -, où la catégorie parfumerie a progressé de 66% par rapport à 2020. Puis, l’Allemagne, avec 1,5 milliard d’euros (9,5% des exportations totales). En revanche, les exportations vers la Russie et le Brésil ont diminué. Dans ces deux pays, le recul des ventes avoisine les 22% depuis 2019. Enfin, le Moyen-Orient est aussi en baisse (-5,7% par rapport à 2019), pénalisé par l’arrêt du trafic aérien.
En ce qui concerne les différentes catégories de produits, la Febea souligne que le maquillage, les soins du visage et la parfumerie, qui représentent 86,2% de l’export de la cosmétique française, ont porté la croissance en 2021, «avec les soins du visage en première position (7,5 milliards d’euros), suivis par les rouges à lèvres et les produits de maquillage pour les yeux». Quant aux parfums, ils pèsent à eux seuls 30,6% des exportations. «Cette même catégorie est celle qui réalise le meilleur taux de croissance par rapport à 2020 : + 35,4%», selon la Febea.



