Sur les neuf premiers mois, son chiffre d’affaires a progressé de près de 3% par rapport à la même période, en 2019. La demande pour les lessives et produits d’entretien ont permis de compenser le recul dans la parfumerie fine, selon le spécialiste mondial des arômes et des parfums.
De janvier à septembre, son chiffre d’affaires s’est inscrit à 4,79 milliards de francs suisses (environ 4,4 milliards d’euros), en hausse de 2,7% sur un an, indique Givaudan dans un communiqué. Sa croissance organique, c’est-à-dire hors effets de changes et acquisitions ou cessions, a atteint 3,7%, l’impact négatif des changes se chiffrant à 317 millions de francs suisses, a précisé le groupe genevois, qui doit composer avec la force de la monnaie helvétique.
La division Parfums, désormais appelée Parfums et Beauté, a généré des ventes en hausse de 5,3% (+4,5% organique), à 2,20 milliards de francs suisses, malgré le net repli de la parfumerie fine qui avait été affectée par la fermeture des magasins et boutiques hors taxes dans les aéroports avec le confinement et les restrictions de voyage. Quant aux activités liées aux arômes, rebaptisé Goût et Bien-être, elles affichent une croissance plus modeste de 0,6%, à 2,59 milliards de francs suisses, pour une croissance organique de 3,1%.
Givaudan anticipe 4 à 5% par an
Son directeur général, Gilles Andrier, s’est toutefois dit «très satisfait» des performances du groupe, au regard de la pandémie qui «continue d’impacter fortement le monde», a-t-il déclaré dans le communiqué. Sur le seul troisième trimestre, les ventes du groupe ont donné des signes de reprise, se redressant de 3,1%, après une progression plus timide de 2,8% durant le deuxième trimestre.
Le groupe genevois, qui renouvelle ses objectifs financiers tous les cinq ans, avait publié fin août sa feuille de route pour la période allant jusqu’à 2025, misant sur une progression de son chiffre d’affaires de 4 à 5% par an. Pour cela, il compte se caler sur les grandes tendances de consommation qui ont alimenté sa croissance ces dernières années, telles que les produits naturels, le «vieillissement positif» ou l’essor de la consommation dans des pays émergents.



