Un tiers de la population mondiale vit dans une zone sans accès réel à un dermatologue. C’est l’un des constats clés issus de l’Observatoire mondial de l’accès à la santé cutanée, lancé en 2024 par L’Oréal Beauté Dermatologique et l’International League of Dermatological Societies (ILDS).
Cette étude, menée dans 194 pays, révèle qu’au moins 3,5 milliards de personnes sont concernées par ces «déserts dermatologiques», des territoires où l’on compte un dermatologue ou moins pour 100 000 habitants, souligne un communiqué du géant mondial des cosmétiques.
Des solutions adaptées au contexte local
Face à cet enjeu mondial, L’Oréal déploie un plan d’action structuré autour de quatre axes. Le premier vise à renforcer la recherche, notamment sur les pathologies touchant les peaux de couleur, l’impact du changement climatique sur la peau et les effets de la stigmatisation liée aux maladies cutanées.
Le deuxième levier est la sensibilisation : le groupe entend mobiliser les décideurs publics et les ONG pour faire de la santé de la peau un sujet prioritaire. Troisième pilier, l’éducation : 2 millions d’euros seront investis pour faciliter l’accès des soignants à la littérature scientifique, en particulier dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires, et pour soutenir la formation au diagnostic et à la prise en charge des maladies de peau.

Enfin, des solutions adaptées au contexte local, «pour élargir l’accès au diagnostic et au traitement de la peau», seront développées à travers un «do tank» chargé de soutenir et de déployer à plus grande échelle des projets existants à fort impact, déjà identifiés notamment dans le cadre des Prix internationaux de la responsabilité sociale en dermatologie.
Un enjeu majeur de santé publique
L’Oréal scelle aussi un partenariat stratégique avec la Fondation de soutien à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans le cadre de son programme «Act for dermatology». Cet accord vise à renforcer la surveillance mondiale des maladies cutanées, en élargissant le champ d’observation aux pathologies fréquentes comme l’acné, le psoriasis, la dermatite atopique ou le vitiligo, mais aussi aux maladies tropicales négligées à manifestation cutanée.
L’objectif : mieux reconnaître les maladies de la peau comme un enjeu majeur de santé publique. Le calendrier est d’ailleurs propice. En mai 2025, l’Assemblée mondiale de la santé examinera une résolution qui pourrait placer les maladies dermatologiques au rang de priorité mondiale.
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