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« Maison internationale de la cosmétique » : un projet totem pour la filière française

Maison de la cosmétique

Innovation, patrimoine et rayonnement international : la future Maison internationale de la cosmétique, installée à Chartres, accueillera le siège du pôle de compétitivité Cosmetic Valley. Un projet fédérateur pour la filière, à l’heure des grands rééquilibrages mondiaux.

La France reste championne du monde des cosmétiques, mais elle n’avait toujours pas d’adresse officielle pour le faire savoir. Face à la concurrence internationale, la filière a donc décidé de se donner un toit, et pas n’importe lequel : une « Maison » au cœur de Chartres, à deux pas de la cathédrale. Histoire de rappeler que, côté prestige, on sait encore faire !

Soutenue par la Ville et le pôle de compétitivité Cosmetic Valley, elle doit ouvrir fin 2028 face à la cathédrale, sur le site de l’ancien collège Jean-Moulin. L’objectif est de rassembler sous un même toit l’histoire, les métiers et l’innovation de la cosmétique française, dans un bâtiment ouvert aux professionnels du secteur comme au grand public. 

«Elle est à la fois un espace de travail et de réunions, un lieu de culture et de patrimoine et un centre de transmission et de formation», résume Marc-Antoine Jamet, président de Cosmetic Valley, qui y installera son siège. Le projet, confié à l’agence Wilmotte & Associés, prévoit une greffe architecturale contemporaine et respectueuse du patrimoine environnant.

Un jardin pour raconter la cosmétique

La surface totale atteindra 2 645 m2, avec un budget prévisionnel de 13,95 millions d’euros hors taxes. Le dépôt du permis de construire est prévu pour août 2025 et le lancement des travaux, en mai 2026. Sur le plan environnemental, la construction misera sur une structure bois, des matériaux biosourcés et le recours à la géothermie pour le chauffage et le rafraîchissement.

Au cœur du site, le Jardin Cosmétopée, qui sera conçu comme un outil pédagogique et un lieu de respiration. Il incarnera l’origine végétale de nombreux produits cosmétiques et s’inscrira dans une logique de préservation de la biodiversité et de transmission des savoirs traditionnels. «La cosmétopée est à la cosmétique ce que la pharmacopée est à la pharmacie», explique le pôle de compétitivité dans un communiqué. 

La Maison proposera aussi 1 263 m2 d’espaces immersifs, organisés autour d’un parcours sensoriel et interactif. Loin d’un musée classique, le lieu sera destiné à faire découvrir les coulisses de la filière, valoriser les métiers et, qui sait, susciter de nouvelles vocations… 

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