Le géant mondial de la beauté a vu son chiffre d’affaires progresser de plus de 15% en 2021, sa plus forte croissance depuis 1988.
«C’est la plus grosse croissance depuis 33 ans», se félicite Nicolas Hieronimus, le directeur général du groupe, auprès de l’AFP, tout en reconnaissant que la période a été «un peu particulière, parce que c’est une année de rebond». En effet, le groupe français enregistre une croissance de 15,3% (en données publiées) l’an dernier, par rapport à 2020, et de 8%, par rapport à 2019.
L’Oréal Luxe (Lancôme, Yves Saint Laurent, Giorgo Armani…) affiche 12,34 milliards d’euros de ventes, soit un bond de 21,3% (données publiées). Poussé par le succès des parfums, ce secteur dépasse de peu les produits grand public (Garnier, Maybelline, L’Oréal Paris…), qui n’ont pas encore tout à fait rattrapé le niveau d’avant pandémie malgré «une performance notable du maquillage», selon un communiqué.
La division Cosmétique active (La Roche-Posay, Vichy…), quant à elle, a «doublé sa taille en quatre ans», atteignant 3,9 milliards de ventes (+30%, à données publiées), alors que la division des produits professionnels (Kerastase, Redken…) progresse avec 3,79 milliards d’euros de ventes (+22,2%, à données publiées) en 2021.
Un bond de plus de 50% en Chine
Sur le plan géographique, l’Europe, principal marché avec 10,18 milliards de ventes, est «repartie en croissance (…) mais reste en retrait par rapport à 2019». L’Asie du Nord se place deuxième, à 9,86 milliards d’euros de ventes. La Chine continentale y a enregistré «une forte progression à deux chiffres en 2021, deux fois la croissance du marché de la beauté».
Au cours du dernier trimestre, L’Oréal Chine réalise «une croissance supérieure à 50% par rapport à 2019 en données comparables». L’Amérique du Nord suit de près l’Asie du Nord avec 8,15 milliards de ventes. Les régions Asie du Sud/Moyen-Orient/Afrique du Nord ont atteint 2,31 milliards d’euros et l’Amérique Latine 1,77 milliard d’euros.
«Dans un contexte global toujours volatil en ce début d’année», le groupe se dit «confiant» dans sa capacité à générer une meilleure croissance que la moyenne du marché en 2022 et à progresser tant en chiffre d’affaires qu’en résultats, selon son directeur général Nicolas Hieronimus, cité dans le communiqué.



