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Les cosmétiques végan sont-ils vraiment écologiques ?

LE VEGAN EST-IL BON POUR LA SANTÉ ?

Malgré les messages ambigus de certains fabricants, les cosmétiques végan ne seraient pas forcément bons pour la santé et l’environnement, selon la Radio Télévision Suisse (RTS).

A l’heure où les entreprises rivalisent d’imagination pour verdir leur publicité, l’émission suisse «On en parle», diffusée par la RTS, aborde un sujet que peu de médias n’osent encore aborder : l’impact environnemental des produits végan. «Loin d’être inoffensifs pour l’environnement et pour la peau, leur seule garantie est l’absence d’ingrédients d’origine animale», relève le média public sur son site.

L’idée écologique des végans vient d’un constat simple : en supprimant les produits d’origine animale, considérés comme plus polluants que les produits d’origine végétale, on réduirait significativement l’empreinte environnementale des biens que nous consommons. Les végans ne forment qu’une fraction de la population française, mais leur activisme est parvenu à peser sur l’opinion.

Après de nombreuses campagnes contre la cruauté animale, l’interdiction à la vente de produits cosmétiques ayant été testés sur les animaux est entrée en vigueur dans l’Union européenne en 2013. Pour autant, les cosmétiques ne sont pas devenus automatiquement «végans». Parmi les ingrédients d’origine animale, on trouve «le pigment rouge carmin issu d’un insecte dans des rouges à lèvres, le miel dans des soins ou encore du collagène, ou tissus animaux, dans de nombreux produits anti-âge», rappelle RTS.

Des logos végans et des emballages verts

L’enquête d’«On en parle» a analysé les étiquettes de 24 produits présents en grandes surfaces et en pharmacies : des shampoings, des crèmes pour les mains ou le visage et des gels douche. «A quelques exceptions près, tous les produits affichent à chaque fois un logo ‘végan’ différent», notes les journalistes, qui observent que les couleurs des emballages, «souvent dans des tons de vert», entretiennent aussi la confusion.

Quant à leur innocuité, aucune garantie n’est proposée aux consommateurs, selon RTS : «les labels végans ne renseignent en rien sur la qualité de leur formule : il est possible de remplacer un composant naturel d’origine animale par une substance synthétique, parfois nocive». Par exemple, en obtenant de la glycérine par des dérivés pétrochimiques ou en utilisant du phénoxyéthanol, «un conservateur ayant d’ailleurs été banni des cosmétiques bio», souligne la radio publique.

Certains produits contiennent aussi des allergènes, comme la coumarine, le limonène ou le citronellol, poursuivent nos confrères. Mais tous les produits ne sont pas épinglés. Ainsi, sur les 24 testés, «6 ne présentent aucun risque, 13 des risques limités à moyens ». Seuls cinq d’entre eux présentent «des risques significatifs».

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