Une ascension rapide, puis une chute soudaine. Fondée en 2012 par Boris Gratini et Lilian Monnier, Nailmatic connaît une première vague de succès avec ses produits innovants, à l’image de ses vernis à ongles vegans et biosourcés ou ses distributeurs automatiques de vernis. Trois ans plus tard, elle se lance sur le créneau des produits de beauté pour enfants.
Vernis à ongle qui s’enlèvent à l’eau, bombes de bain colorées conçues à partir d’ingrédients naturels et d’origine végétale, feutres de tatouages temporaires fabriqués à 50% d’eau… Ses produits ludiques aux formules écologiques séduisent. La marque avait lancé en mai dernier sur son site web un espace «anti-gaspi», permettant d’acheter à prix réduits des produits dont les emballages ont été endommagés.
Un chiffre d’affaires d’environ 4 millions d’euros
En 2024, Nailmatic était distribué dans 1 500 points de vente, incluant des revendeurs indépendants, des pharmacies, des instituts de beauté, ainsi que des enseignes comme Nocibé, les Galeries Lafayette ou Monoprix. L’entreprise employait une quinzaine de personnes pour un chiffre d’affaires de près de 4 millions d’euros (en 2021), dont 30% réalisé à l’international.
«Ces dernières semaines ont été intenses et difficiles, mais elles ont aussi révélé ce qui faisait la force de cette entreprise : une équipe extraordinaire, engagée jusqu’au bout pour laisser une situation la plus propre possible et servir nos clients avec cœur, jusqu’au dernier instant», a posté sur Linkedin Clémence Huignard. La directrice générale de Nailmatic était arrivée dans l’entreprise il y a deux ans, après avoir effectué une partie de sa carrière au sein du groupe Rocher.
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