«Les pratiques marketing trompeuses, qui consistent à se revendiquer ‘naturel’ ou ‘bio’ sans preuve ni cadre rigoureux, alimentent la confusion et brouillent la confiance des consommateurs», mettent en garde, dans un communiqué, les quatre organisations, pointant, en particulier, les allégations trompeuses qui prolifèrent sur le marché.
Selon elles, les termes «naturel», «bio» ou «clean» ne doivent pas rester des étiquettes marketing, mais être encadrés par la loi. Sans cela, préviennent-elles, ils ne constitueraient que des «leurres» pour le consommateur.
Leur communiqué cite plusieurs exemples : «gamme jusqu’à 100% de naturel», «dentifrice à la fraise bio avec -de 1% de fraise dedans», «95% de naturel avec du phénoxyethanol dans les 5% restant» ou encore de «jolies images de plantes ou de paysages pour des cosmétiques issus de la pétrochimie».
Pour lutter contre le greenwashing, les quatre acteurs plaident pour que la liste complète des ingrédients, y compris les parfums, soit rendue obligatoire et présentée dans un format accessible et compréhensible. Le communiqué va plus loin en mettant aussi en avant les conséquences sanitaires et environnementales du greenwashing.
Renforcer l’encadrement du secteur
Les cosmétiques conventionnels, utilisés chaque jour par des millions de personnes, contiendraient encore des substances toxiques, poursuit-il. Ces ingrédients s’accumulent dans l’organisme, perturbent les hormones et polluent durablement l’environnement. «Le greenwashing n’est pas qu’une tromperie commerciale : c’est aussi un danger sanitaire», affirme ainsi Nicolas Bertrand, délégué général de Cosmébio, cité dans le document.
Face à cette situation, les quatre organisations soulignent que la certification constitue la seule garantie crédible pour les consommateurs. Selon eux, un référentiel international existe déjà : «Cosmos». Créé par des associations (dont Cosmébio) et des organismes de certification indépendants (dont Ecocert), il est aujourd’hui présenté comme un repère mondial pour définir un produit cosmétique naturel et/ou biologique. Plus de 34 000 produits finis et 24 000 ingrédients sont actuellement certifiés selon ce référentiel.
Pour les signataires, ce socle réglementaire privé pourrait servir de modèle, afin de renforcer l’encadrement légal du secteur. Ils invitent ainsi les autorités à s’en inspirer et à imposer des règles communes à l’ensemble du marché. «Face à cette urgence, la filière réclame des règles strictes et rappelle que seule la certification offre aux consommateurs une véritable garantie», insistent-ils.
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