Contrairement aux acides hyaluroniques classiques, ce nouvel actif agit, non plus seulement à la surface de la peau, mais au cœur même des cellules, selon les informations fournies par Givaudan. Baptisé «PrimalHyal UltraReverse», il se distingue par son poids moléculaire ultra-faible, qui lui permettrait de franchir les membranes cellulaires pour atteindre l’ADN, explique le groupe suisse dans un communiqué.
Avec ce nouvel actif, Givaudan rompt avec les approches classiques centrées sur l’hydratation ou le comblement des rides. L’entreprise affirme s’attaquer désormais aux mécanismes du vieillissement de l’intérieur, en ciblant directement les systèmes intracellulaires.
Selon elle, l’actif cible quatre des cinq grands marqueurs biologiques du vieillissement cutané : le contrôle épigénétique, via la stimulation de la méthylation de l’ADN et l’activation des sirtuines, l’instabilité génomique, en renforçant les mécanismes de réparation de l’ADN, le raccourcissement des télomères, grâce à la réactivation de la télomérase, et la perte de protéostasie, par la stimulation du protéasome intracellulaire.
La longévité, « une tendance clé dans la beauté »
Cette approche, issue du champ de la recherche biomédicale, est ici transposée au domaine cosmétique. Toujours selon les données communiquées, l’ingrédient permettrait une amélioration visible de l’état de la peau, équivalente à un rajeunissement de six ans.
«Produit par fermentation de précision, son impact environnemental est considérablement réduit, établissant ainsi une nouvelle référence en matière de soins de la peau durables et performants», explique Romain Reynaud, directeur R&D dans le communiqué. Un procédé mis au point avec Alderys, la filiale spécialisée de Givaudan.
Avec cet actif, le groupe suisse se positionne clairement sur le segment premium des soins anti-âge, un marché fortement concurrentiel où la preuve d’efficacité scientifique devient un critère central de différenciation. «La longévité est devenue une tendance clé dans l’industrie de la beauté», souligne Mathias Fleury, responsable des actifs chez Givaudan. Selon une étude interne citée par l’entreprise, 84% des consommateurs déclarent préférer «embrasser leur âge plutôt que chercher à le cacher».
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