L’application développée par Abbi, une start-up rhodanienne, lui permet de proposer des cosmétiques sur mesure à partir de photos du visage, prises en officine ou sur son smartphone.
Le principe est simple mais la technologie a tout de même demandé sept ans de développement… Joanna Ifergan, biologiste de formation, s’est associée avec un ingénieur et un docteur en Intelligence artificielle, pour créer une «machine-learning capable à partir d’un simple selfie de réaliser un diagnostic précis des différentes problématiques du visage», rapporte France 3 Auvergne Rhône-Alpes.
«Le visage est découpé en 20 zones et chacun de ces zones va être analysée pour chaque problématique», explique Joanna Ifergan. Sensibilité, grain de peau, brillance, hydratation, taches et boutons : tout est décortiqué, jusqu’à la taille et la longueur des rides. Les données sont ensuite envoyées au laboratoire, qui à partir de 23 principes actifs, dont 3 sont couplés à 6 types de bases pour chaque préparation, pourra proposer plus de 90 000 combinaisons.
«Actuellement 30 pharmacies sont équipées de borne, l’objectif est d’en doter une centaine d’ici fin juin pour atteindre les 1 000 fin 2022», espère la fondatrice d’Abbi. Le concept a plu au groupe Boiron, qui a pris une participation majoritaire. Le laboratoire lyonnais y aurait investi «plus d’un million et demi d’euros».



