C’est le dernier acte d’un long désengagement. Selon les termes de la transaction, Coty encaissera 750 millions de dollars immédiatement, auxquels s’ajouteront 45 % des produits d’une éventuelle revente ou d’une introduction en Bourse de Wella, une fois le rendement préférentiel de KKR atteint.
Dans un communiqué, le groupe américain de cosmétiques estime que, compte tenu des performances récentes et attendues de Wella ainsi que des valorisations actuelles du marché, ce mécanisme pourrait générer des produits supplémentaires, rapprochant le total perçu du niveau comptable de l’investissement initial.
La cession «achève le programme initié en 2020 visant à simplifier le portefeuille et les opérations de Coty», précise-t-il dans le document. Elle s’inscrit dans le respect du calendrier annoncé dès l’origine, «exactement conforme à l’objectif initial de céder totalement Wella d’ici fin 2025».
«Cette transaction marque une étape clé pour Coty, à la fois dans sa transformation et dans son engagement de long terme en matière de désendettement », déclare Laurent Mercier, le directeur financier du groupe, cité par le communiqué.
Remaniements à la tête du groupe Coty
Cette étape intervient dans un contexte de possible remaniement de la direction. En décembre, Coty a annoncé le départ du président du conseil d’administration, Peter Harf, et de la directrice générale, Sue Nabi. Dans la foulée, Markus Strobel, un ancien cadre de Procter & Gamble, a été nommé président exécutif et PDG par intérim.
Fondé à Paris en 1904, Coty exploite notamment sous licence les marques de parfums Gucci, Chloé et Burberry. Le groupe affiche aujourd’hui une capitalisation boursière d’environ 2,8 milliards de dollars. En début d’année, il a engagé un examen stratégique de ses activités, évoquant la possibilité de cessions afin de se recentrer sur son cœur de métier, en particulier le segment des parfums.
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