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Cosmétiques solides : des formats qui doivent encore convaincre

POUR OU CONTRE ELS COSMÉTIQUES SOLIDES

Présentés en version compacte, ils ont de solides arguments écoresponsables, mais sont-ils vraiment efficaces et plus sains ? Le magazine 60 Millions de consommateurs a testé trois types de produits : shampoings, dentifrices et déodorants.

Les cosmétiques dits «solides» ont le vent en poupe depuis quelques année, notamment dans le secteur de l’hygiène. Surfant sur la vague verte, ces produits ne manquent pas d’atouts : ils ne contiennent pas d’eau, se présentent en version compacte ou en poudre, et utilisent des packagings plus facilement biodégradables. Bref, ils produisent moins de déchets, notamment plastiques.

Un argument qui fait souvent mouche, face aux cosmétiques «conventionnels», comme le note «60 Millions de consommateurs», qui y consacre un dossier dans son numéro de février, après avoir testé 27 cosmétiques solides (10 shampooings, 9 dentifrices et 8 déodorants).

«L’absence d’eau dans le produit permet de se passer de plastique dans l’emballage et d’utiliser du carton, voire aluminium ou verre», souligne ainsi le magazine. Dans sa sélection, deux produits ont toutefois un emballage en plastique : le shampoing Douce Nature et les pastilles de dentifrice 900.care.

Un bilan carbone plutôt moins élevé

«C’est sans doute pour les shampoings en pain que le gain en volume est le plus important par rapport aux shampoings conventionnels, où l’eau représente 70% du volume en moyenne», peut-on lire dans son enquête. Autre avantage : le bilan carbone du transport est optimisé, «à condition de ne pas avoir recours à une livraison à domicile».

Pour le magazine, tous ces shampoings ont «une formulation plutôt qualitative» et présentent «à quelques exceptions près un Cosmeto’Score A ou B». Le mieux noté : Corine de Farme (Mon shampoing solide, 5,50 euros). L’efficacité est donc jugée correcte pour les dix produits qui ont été testés chacun par vingt panélistes.

On notera, toutefois, que ces derniers leur ont finalement préféré, après un mois de test, leur shampoing habituel… Autre bémol : les ingrédients n’étant pas dilués, le shampoing est plus concentré et donc, «s’il est mal utilisé, il peut irriter le cuir chevelu».

Mais une « moindre praticité/efficacité »

Les résultats sont plus mitigés pour les dentifrices. Qu’ils soient en poudre, stick, galet ou pastilles, les neuf produits testés ont un sérieux handicap : les agents abrasifs qu’ils renferment. L’abrasivité «n’est pas indiquée sur l’emballage, mais notre essai montre qu’elle est parfois trop élevée», met en garde le magazine, qui conseille de privilégier les dentifrices fluorés chez l’adulte. Référence la mieux notée : 900.care (Dentifrice à croquer, menthe douce, 13,80 euros).

Enfin, troisième catégorie de produits testés : les déodorants. Si leur formulation est «propre », beaucoup contiennent des huiles essentielles qui «peuvent être allergisantes ou sensibilisantes», avertit «60 Millions». De plus, la praticité des déodorants sans applicateur, notamment ceux sous forme de pain, de crème et de baume, a été peu appréciée par les panelistes, qui ont fini par préférer leur déodorant traditionnel. Déodorant le mieux noté : We Love the planet (déodorant Sweet Serenity, 12 euros).

Finalement, si les cosmétiques solides «répondent aux attentes des consommateurs soucieux de la planète», estime le magazine, «la contrepartie, c’est parfois la perception d’une moindre praticité/efficacité». Et aussi le prix, sauf si on le compare à celui des gammes bio et naturelles non solides.

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