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Cosmétiques : le recyclage des emballages mobilise la filière

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Vingt millions d’euros : c’est le coût estimé par la filière parfumerie-cosmétiques pour modifier ses procédés de fabrication et pouvoir proposer d’ici à 2025 des emballages plastique recyclables, selon un chiffrage communiqué lors de ses Etats généraux.

Jeudi dernier, les acteurs de la filière s’étaient donné rendez-vous au couvent des Cordeliers, à Paris, pour «réfléchir à l’avenir du secteur et à un plan d’actions pour la relance». L’événement était organisé par le pôle de compétitivité Cosmetic Valley, mobilisant, au total, une trentaine d’intervenants.

À cette occasion, trente mesures ont été proposées pour soutenir la reprise du secteur. Parmi elles, Cosmetic Valley indique que la filière va «contribuer à atteindre l’objectif gouvernemental de 100% des emballages plastique recyclables en 2025, par la modification des emballages et l’incorporation de plastique recyclé».

«Les entreprises d’emballages plastique cosmétiques constatent la nécessité de prendre en compte la fin de vie des emballages, et d’allonger leur durée de vie», notamment via des systèmes de «recharge» pour les crèmes et les parfums. «Pour la première fois, on chiffre ce coût, et on demande un soutien des pouvoirs publics pour nos entreprises», indique Christophe Masson, directeur général de Cosmetic Valley, cité par l’AFP.

Des investissements lourds pour les TPE

«Cette transition représente de gros investissements, surtout pour les petites structures, et qui se répercutent sur toute la chaîne de valeur. La crise sanitaire a accéléré ces enjeux» de recyclage, «et on prend des engagements», souligne ce docteur en chimie, qui occupait auparavant les fonctions de directeur scientifique du pôle de compétitivité.

Les procédés sont longs : il faut ainsi valider la qualité des plastiques recyclés qui seront destinés aux emballages cosmétiques, sélectionner des matières plastiques «qui ne soient pas en concurrence avec d’autres filières comme l’alimentaire, pour garantir les approvisionnements», et également adapter l’outil industriel.

Cette «méthodologie appelle des financements qui sont estimés à 200 000 euros. Des investissements additionnels, estimés à 5 millions d’euros, seront ensuite nécessaires pour valider la qualité des lots de matières recyclées à incorporer, estimés à 5 millions d’euros. À terme, la modification des ‘process’ de fabrication est estimée à 20 millions d’euros sur cinq ans», selon le secteur, qui représente quelque 250 000 emplois en France, pour plus de 3 000 entreprises, qui sont à 85% des TPE et PME.

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