Si la crise sanitaire a entraîné un choc économique pour toute la filière cosmétique-parfumerie, plus de quatre PME sur dix ont pu maintenir leur activité industrielle, en partie grâce à la production de produits hydro-alcooliques, souligne une enquête de Cosmed.
La crise sanitaire a eu «un impact négatif» sur le chiffre d’affaires de près de 80% des entreprises, «seule une minorité d’entre-elles (7%) ayant vu des opportunités de croissance», fait ressortir une enquête nationale menée par l’association professionnelle, qui revendique 890 adhérents parmi les TPE et les PME de la filière française des cosmétiques et des parfums.
En revanche, au cours de la période qui a suivi le confinement, la reprise s’est manifestée «assez rapidement» avec 49% de reprise totale ou partielle, selon Cosmed, qui relève que, pour plus de quatre entreprises sur dix (41%), la crise n’a pas impacté l’activité industrielle, notamment «grâce à leur implication dans la production de produits hydro-alcooliques (PHA)».
Baisse des ventes et reports de lancements
Le choc économique s’est néanmoins traduit par une baisse des ventes pour la moitié des PME interrogées, des reports de lancements de produits (38%), des problèmes de trésorerie (37%), un recul de production (34%), des réductions d’effectifs (29%) et un report des investissements (26%). Malgré la fermeture des points de vente durant le confinement, «seules 28% des entreprises étaient en recherche active de nouveaux canaux de distribution en sortie de crise», note encore Cosmed.
Pour faire face financièrement à la crise, les entreprises du secteur «ont largement eu recours aux aides de l’Etat», souligne enfin l’enquête, comme le dispositif de chômage partiel (47%), le report des échéances sociales (37%) ou fiscales (10%), le prêt garanti par l’Etat (28%) ou le fonds de solidarité (10%). Près de six PME sur dix (59%) souhaitent que les dispositifs d’aides soient prorogés, notamment ceux concernant l’export.



