L’UFC-Que Choisir a annoncé mercredi le lancement de QuelProduit, une application gratuite destinée à aider les consommateurs à y voir plus clair dans la composition des produits du quotidien. En scannant simplement le code-barres d’un article alimentaire, cosmétique ou ménager, l’utilisateur accède à des informations détaillées sur les substances qu’il contient et leur impact potentiel sur la santé ou l’environnement.
L’objectif de l’association est de lever le voile sur des composants souvent opaques ou difficilement déchiffrables. «Chaque jour, nos enfants, nos proches et nous-mêmes sommes exposés à des risques invisibles», déclare Marie-Amandine Stévenin, présidente de l’UFC-Que Choisir, dans un communiqué.
Une base de données de plus de 370 000 produits
Certains produits courants renferment des substances «très allergisantes, potentiellement toxiques pour des fonctions de l’organisme ou soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens», précise l’association. Son application revendique une base de données de plus de 370 000 produits référencés, permettant de détecter instantanément la présence de composants jugés problématiques et de trouver des alternatives.
Dans son communiqué, l’UFC-Que Choisir pointe des cosmétiques grand public, notamment l’ambre solaire UV ski SPF 30 de Garnier et le lait solaire Monoï de Tahiti SPF 50 de Soleil des Îles. Tous ces produits contiendraient, selon elle, des ingrédients dont les effets sur la santé suscitent des controverses ou des mises en garde.
Parmi les composants visés : colorants, conservateurs, filtres UV ou huiles minérales, dont certains sont suspectés d’être cancérogènes, perturbateurs endocriniens, ou encore inflammatoires. QuelProduit propose aussi aux utilisateurs de «signaler les produits problématiques pour renforcer la pression sur les industriels et les autorités».
Interdire les substances les plus préoccupantes
L’association appelle aussi les pouvoirs publics à prendre des mesures concrètes. Elle demande notamment l’interdiction immédiate des substances les plus préoccupantes, la mise en place d’une évaluation véritablement indépendante des composants utilisés dans les produits alimentaires, cosmétiques et ménagers, ainsi que la clarification des étiquetages.
Par ailleurs, pour accompagner le lancement de l’application, l’UFC-Que Choisir lance une campagne de sensibilisation nationale à partir du 14 mai. Ses bénévoles seront présents dans près de 80 villes en France pour aller à la rencontre des consommateurs, les informer et scanner des produits en direct dans les magasins, dans le cadre de l’opération #StopAuxSubstancesNocives.
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