C’est un changement d’équilibre dans la cosmétique française : les petites et moyennes entreprises entrent dans l’arène du dialogue social aux côtés des géants du secteur. Jusque-là, les TPE, PME et ETI dénonçaient leur manque de voix dans les négociations sociales, souvent dominées par les grands groupes.
Et c’est précisément ce déséquilibre qu’entendait corriger Cosmed, qui fédère plus de 1 000 adhérents, des entreprises indépendantes, des laboratoires et des marques régionales représentant le tissu économique quotidien de la filière.
«Cette reconnaissance consacre plus de vingt-cinq ans d’engagement collectif au service des entreprises cosmétiques françaises. Elle confirme le rôle clé des petites et moyennes entreprises dans cette économie, source de savoir-faire et d’emploi dans les territoires», s’est félicité Jean-Marc Giroux, président de Cosmed, dans un communiqué.
Deux voix pour la filière cosmétique
Cette reconnaissance confère à cette association un rôle actif dans les négociations à caractère social. L’organisation pourra désormais participer directement aux discussions de la Convention collective des industries chimiques (IDCC44), notamment sur les rémunérations, les conditions de travail, la formation et les classifications des métiers.
L’arrêté fait donc de la Fédération des entreprises de la beauté (Febea) et de Cosmed les deux seuls organismes reconnus par le ministère du Travail pour représenter la filière cosmétique. Leur représentativité dans la branche Chimie est fixée à 24,93 % pour la première et 8,98% pour la seconde, selon un calcul fondé sur le seul nombre de salariés. Cosmed regroupe toutefois le plus grand nombre d’entreprises adhérentes.
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