Le créateur et exploitant français de parfums de prestige a réalisé des ventes «records», en fort rebond, en 2021, mais il maintient des prévisions prudentes pour cette année, compte tenu des tensions sur les chaînes d’approvisionnement.
L’an dernier, son chiffre d’affaires a fait un bond de 15,8% par rapport à celui de 2019, à 560,8 millions d’euros. Il a grimpé de 52,7% par rapport à celui de 2020. Une croissance que le groupe français attribue, non seulement au succès de ses produits majeurs, mais aussi à celui de ses nouveautés, notamment sur les lignes Jimmy Choo I Want Choo, Montblanc Explorer Ultra Blue et Coach Dreams Sunset.
«Compte tenu du chiffre d’affaires additionnel enregistré en fin d’année, notre marge opérationnelle 2021 devrait approcher 17% sur l’ensemble de l’exercice 2021», estime le directeur général délégué Philippe Santi, cité dans un communiqué. Sur l’année 2021, le chiffre d’affaires de Montblanc, première marque du groupe a progressé de 1% par rapport à 2019, à 142,3 millions d’euros. Avec un chiffre d’affaires de 131 millions en 2021, les parfums Jimmy Choo affichent une croissance de 27%, par rapport à 2019, et les parfums Coach grimpent de 34% par rapport à 2019, avec des ventes de 115,6 millions d’euros.
Des incertitudes liées à la crise sanitaire
Géographiquement, l’Amérique du Nord suit une progression de 48% par rapport aux ventes de 2019, l’Amérique du Sud de 20%, l’Europe de l’Est de 12%, tandis que les ventes «ont été multipliées par trois» en Chine, selon le communiqué. L’Europe de l’Ouest et la France «retrouvent des niveaux d’activité cohérents», mais restent impactés par les restrictions sanitaires tout comme le Moyen-Orient.
«Nous abordons donc l’année 2022 avec confiance, et notamment le début de l’exercice, consacré au déploiement de la première ligne de parfums Moncler», déclare le PDG Philippe Bénacin, également cité dans le communiqué. «Mais nous abordons l’année également avec prudence du fait de la persistance des tensions sur la chaine d’approvisionnement et des incertitudes liées à la crise sanitaire», ajoute-t-il.



