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WorldSkills 2026 : pourquoi l’esthétique ne sera pas à Shanghai

Woldskills 2026

Pour les WorldSkills 2026, qui auront lieu à Shanghai, la France alignera une équipe réduite : 32 métiers seront représentés, mobilisant seulement 36 compétiteurs. La coiffure sera en lice, mais pas les soins esthétiques, attendus aux EuroSkills 2027.

WorldSkills France a dévoilé la composition de l’équipe qui représentera l’Hexagone lors de la compétition internationale des métiers artisanaux et techniques, organisée à Shanghai du 22 au 27 septembre 2026. Trente-six compétiteurs défendront les couleurs françaises dans 32 métiers, face aux équipes du monde entier.

Un format nettement réduit, alors que l’événement rassemblera 64 métiers différents. Ce resserrement marque une rupture avec les éditions précédentes, notamment celle de Lyon, en 2024, où la France bénéficiait d’une mobilisation exceptionnelle sur son sol, avec plus d’une soixantaine de métiers représentés. 

« On est obligés de faire des choix » 

En cause, des restrictions budgétaires, assure l’organisation française, dont 60% du financement vient des fonds publics. Résultat : certains métiers ont dû renoncer à participer à la fête, notamment dans la beauté… Si la coiffure fera bien le voyage jusqu’à Shanghai, avec la Normande Juliette Avrillon, pour porter les couleurs françaises, les soins esthétiques, eux, resteront sur le quai. 

Le métier ne figure pas dans la sélection mondiale 2026 et devra attendre l’échéance européenne, c’est-à-dire les EuroSkills, programmés à Düsseldorf en 2027. Mauvaise préparation ? «Absolument pas. On est obligés de faire des choix : la coiffure ira au mondial mais pas aux EuroSkills, tandis que les soins esthétiques participeront aux EuroSkills et non au mondial», se défend Arnaud Delaunay, directeur de la communication de WorldSkills France. 

Difficile, toutefois, de ne pas nourrir un certain regret. Car si la compétition mondiale est réputée pour son grand niveau d’exigence, la France avait pourtant brillé lors des WorldSkills 2024 à Lyon. Après quatre jours d’épreuves intenses, la coiffeuse Marie Langlais y avait décroché l’or, tandis que, côté esthétique, Lola Rompillon s’était distinguée avec une médaille d’excellence.

EuroSkills, nouveau centre de gravité

Un an plus tard, la dynamique tricolore s’était même amplifiée aux EuroSkills 2025 à Herning, au Danemark. En coiffure comme en soins esthétiques, deux Françaises avaient remporté l’or, contribuant à une moisson tricolore inédite avec un total de 27 médailles, un palmarès exceptionnel qui l’a propulsée au sommet, c’est-à-dire au titre très convoité de «Best in Europe». 

«Aujourd’hui, nous mettons surtout l’accent sur les compétitions européennes, qui nous semblent, à terme, celles à privilégier», reconnaît Arnaud Delaunay. Un choix assumé, alors même que le mondial conserve une forte valeur symbolique. «On est tout à fait conscient que la compétition mondiale a un prestige, mais, pour nous, en termes de performance, le niveau européen n’est pas en dessous», ajoute-t-il. Côté beauté, un seul métier fera donc le voyage : la coiffure. À elle seule, elle portera les couleurs françaises sur la scène mondiale. 

LIRE AUSSI : Coiffure et esthétique : deux Françaises en or à l’EuroSkills 2025

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