Le brevet professionnel n’est plus obligatoire pour ouvrir un salon ? Qu’à cela ne tienne : l’Union nationale des entreprises de coiffure (Unec) dégaine son label «Coiffeur qualifié». Un nouveau repère destiné à mettre en avant les professionnels qui «portent haut l’excellence de la coiffure».
La loi du 23 mai 1946 avait doté la profession d’un véritable statut en imposant le BP pour s’installer. Depuis 2023, cette exigence a été assouplie : un CAP complété de trois années d’activité suffit désormais pour ouvrir un salon. Cette évolution a entraîné une hausse des créations d’établissements, parfois sans garantir le même niveau de qualification.
Certes, la législation avait été quelque peu modifiée depuis l’après-guerre, notamment par la loi de 1996 qui a clarifié le principe de qualification obligatoire tout en prévoyant des dispositifs de reconnaissance de l’expérience. Mais la réforme du Code de l’artisanat a changé la donne.
Dans ce nouveau paysage, l’Unec entend maintenir un niveau d’exigence grâce à un dispositif volontaire. Avec son label «Coiffeur qualifié», l’organisation patronale veut réaffirmer la valeur de la qualification, encourager la formation continue et promouvoir des pratiques responsables, sociales comme environnementales. Son objectif ? Donner «un repère fiable pour les consommateurs et une reconnaissance forte pour les professionnels».
Réservé aux titulaires du brevet professionnel
«Le label Coiffeur Qualifié Unec récompense les professionnels qualifiés (titulaires du brevet professionnel) qui continuent de se former et d’envoyer leurs salariés en formation (formation continue), garantissant l’adaptation aux nouvelles techniques et tendances», fait valoir la principale organisation des artisans-coiffeurs dans un communiqué.
Le label est délivré pour deux ans. Il intègre aussi des critères de responsabilité sociale et environnementale – protection des salariés, économies d’eau et d’énergie, achats de produits végétaux -, ainsi que des exigences liées à l’expérience client, comme la prise de rendez-vous en ligne ou le diagnostic personnalisé.
Autre condition : seuls les adhérents de l’Unec peuvent obtenir cette reconnaissance. Les salons adhérents non éligibles au label pourront bénéficier d’un accompagnement de l’Unec pour progresser sur leurs points faibles. Des guides thématiques – hygiène et sécurité, transition écologique, etc. – sont aussi mis à disposition pour les aider à se mettre à niveau.
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