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Grooming : les hommes assument davantage les soins esthétiques

Selon The Barber Company, 93 % des hommes considèrent désormais la beauté comme importante dans leur quotidien et le self-care masculin est «pleinement assumé». L’enseigne y voit le signe d’une transformation durable des pratiques masculines autour du soin et du bien-être.

Serviette chaude, massage crânien, taille de barbe et soins du visage… Le rendez-vous masculin ne se limite plus à une coupe rapide. Le passage chez le barbier s’installe désormais comme un moment «attendu et valorisé», relève The Barber Company dans un communiqué.

Le groupe spécialisé dans le grooming masculin décrit une évolution des comportements autour du soin de soi. «Il y a encore dix ans, un homme allait chez le coiffeur par nécessité. Aujourd’hui, il vient pour lui», affirme l’enseigne du groupe Provalliance.

Le grooming change de dimension

Selon The Barber Company, 93 % des hommes considèrent désormais la beauté comme importante dans leur quotidien. Le communiqué évoque un self-care masculin «pleinement assumé», porté par l’essor de la barbe, la normalisation des routines de soin et l’influence des réseaux sociaux.

Le marché du grooming masculin serait passé de 55 milliards d’euros, en 2020, à près de 80 milliards d’euros en 2024, avec une projection à plus de 100 milliards d’euros d’ici 2030. Dans ce contexte, les barbiers chercheraient à élargir leur offre au-delà de la coupe et de la barbe, avec des soins du visage, de l’épilation, de la coloration et des produits professionnels destinés à prolonger les routines à domicile.

L’enseigne insiste aussi sur la dimension «expérientielle» du rendez-vous. «Le passage chez le barbier est devenu une parenthèse dans un quotidien dense. C’est un moment de déconnexion, où l’on prend du temps pour soi», explique David Nogueira, responsable formation de The Barber Company, cité par le communiqué.

Une clientèle masculine élargie

La clientèle est aussi plus large qu’auparavant. Aux jeunes actifs urbains s’ajouteraient désormais des hommes de 40 à 55 ans, des pères accompagnés de leurs fils adolescents ainsi que des primo-visiteurs «en quête de conseils».

Pour Lucie Le Saux, également responsable formation au sein de l’enseigne, le rôle du barbier évolue lui aussi. «Nous ne sommes pas dans une logique d’exécution, mais de prescription. Le barbier est un expert qui analyse, conseille et accompagne», assure-t-elle.  Bref, le grooming masculin n’est pas une mode, «c’est un changement culturel profond».

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