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Fermeture le samedi : des coiffeurs qui ne regrettent pas leur choix

des salons fermés le samedi

Renoncer à travailler le samedi ? Il y a un an, certains coiffeurs y voyaient un bon moyen d’attirer de nouvelles recrues. Aujourd’hui, ils estiment avoir réussi leur pari.

En 2021, l’idée de fermer son salon le jour le plus fréquenté de la semaine pouvait sembler absurde. Un an après, elle fait partie des solutions envisageables pour améliorer les conditions de travail des salariés, voire trouver du personnel, même si cela nécessite de revoir toute l’organisation de l’établissement.

«Le Covid est passé par là et a changé les habitudes de chacun. La famille et le bien-être sont devenus prioritaires, il faut l’entendre pour proposer des manières de travailler différentes», expliquait au printemps dernier Sylvain André, propriétaire de quatre salons dans le Loir-et-Cher. Un changement qui touche aussi les consommateurs, qui ont, selon lui, «autre chose à faire» le samedi, préférant «profiter de leurs proches, de leur temps libre».

Il y a un an, Jean-Paul Bouaziz faisait figure de pionnier en la matière, au point de susciter la curiosité de la presse nationale. Pour séduire de futurs salariés, le propriétaire de JohnpaulL Coiffeurs, à Strasbourg, avait annoncé qu’il préférait ouvrir le lundi et rester fermé un samedi. «Il y a 10 000 postes à pourvoir en France. On ne trouve plus de coiffeuses. Alors, je ne dis pas que c’est la recette miracle. Mais c’est une des recettes, de donner le week-end aux coiffeuses», estimait alors le Strasbourgeois.

Un jour comme les autres ?

Interrogé la semaine dernière par le journal 20 Minutes, le coiffeur en tire un bilan très positif. «Dès que l’on a annoncé que l’on fermait le samedi, on a vu venir des candidatures spontanées comme jamais auparavant. Des jeunes femmes avec enfants surtout, dont certaines étaient prêtes à démissionner pour nous rejoindre», assure-t-il.

Même constat pour Cyril Bazin, qui a décidé, lui aussi, de fermer le week-end les portes de ses huit salons de coiffure nantais, ce qui l’a obligé à personnaliser le temps de travail de ses 35 collaborateurs. «Il y a 20 ans, le samedi était une journée très productive mais c’était devenu beaucoup moins le cas, jusqu’à être presque un jour comme les autres», observe le propriétaire, également cité par 20 Minutes. Aujourd’hui, il ouvre le lundi avec deux nocturnes (jusqu’à 21h). Et visiblement, les clients se sont vite adaptés.

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