Ni greffe, ni poudre densifiante… Les compléments capillaires s’imposent comme une alternative non chirurgicale pour masquer la perte de cheveux. À l’image des perruques, ces membranes en cheveux naturels ou synthétiques se fixent sur le cuir chevelu à l’aide de clips, de colle ou de bandes adhésives, offrant un rendu indétectable.
Olivier D. en sait quelque chose. À 24 ans, il ne supportait plus de voir ses golfes se dégarnir, réajustant compulsivement ses cheveux au moindre coup de vent. En mai dernier, il a sauté le pas, raconte BFMTV. Il porte désormais ses «prothèses» – ou compléments capillaires – au quotidien, retrouvant confiance
«Depuis, je ne suis plus gêné lorsqu’on me prend en photo, je ne marche plus tête baissée dans la rue, et à la piscine, j’ai moins d’appréhension quand je sors du bassin les cheveux mouillés», témoigne-t-il. Mais retrouver une chevelure dense a un prix. Selon les instituts, la pose et l’entretien d’un complément capillaire en cheveux naturels coûtent plusieurs centaines d’euros par mois ou par trimestre.
Tous les six mois, il faut renouveler sa prothèse, un investissement de 200 à 500 euros pour Olivier. Entre deux rendez-vous, pour alléger la facture, il mise sur une solution plus économique : poser et entretenir lui-même son complément, en s’aidant de tutoriels en ligne.
Compléments capillaires : un marché encore discret
En trois ans, Sabrina Galluret, également citée dans le reportage, a vu son activité exploser. Prothésiste capillaire à Orléans, elle reçoit aujourd’hui 120 clients par mois, majoritairement des hommes en quête de solutions pour masquer leur calvitie. Mais le sujet est encore sensible. Dans son salon, nombreux sont ceux qui vivent mal leur perte de cheveux.
«Certains n’assument pas du tout d’avoir recours aux compléments capillaires», observe la responsable du salon Capill’Expert. Un tabou qui pourrait expliquer pourquoi le marché de la prothèse capillaire reste encore discret, malgré une demande croissante.
Même constat à l’institut capillaire Joceli à Nantes, repris l’an dernier par Sébastien Motte. «Il y a de plus en plus de demandes en France et pas encore suffisamment de professionnels formés», estime le prothésiste, qui a initié une cinquantaine de coiffeurs et barbiers à la pose en 2024. Selon lui, «ça reste très niche et difficile d’accès, alors qu’il y a un potentiel de développement énorme».
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