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Co-Working : pourquoi les coiffeurs se détournent du salariat (Le Monde)

co-working coiffure

Le coworking, qui consiste à partager un espace de travail avec d’autres indépendants, a le vent en poupe, notamment dans la coiffure. Un phénomène favorisé par la crise sanitaire et l’inflation, souligne Le Monde.

«Je voulais avoir la liberté d’exécuter mon métier sans contraintes. Aujourd’hui, je peux travailler à 6 heures, à 22 heures, le dimanche. Je choisis mes clients, j’ai une vraie relation avec eux, je ne passe plus mon temps à courir», explique David Marotta à nos confrères du Monde.

Ce coiffeur freelance a choisi de partager son temps entre les coupes de cheveux qu’il effectue quatre jours par semaine dans un centre de co-working et des prestations pour des entreprises de publicité, des shootings photos ou des tests produits pour L’Oréal.

Sa nouvelle organisation de travail lui permet de concilier toutes ces activités. Le co-working n’impose aucune contrainte horaire. Pas d’employeur, pas d’affaires à gérer. Le sentiment d’être bien plus libre qu’un salarié ou un chef d’entreprise, comme à La Fabrica, dans le 9e arrondissement de Paris, un lieu où, à l’instar de David Marotta, une quarantaine de coiffeurs microentrepreneurs louent des sièges à l’heure (pour 15 euros), la journée ou le mois.

«Chaque artisan y a sa spécialité : cheveux bouclés, extensions, couleur… L’un d’entre eux ne propose même que des coupes mulet», poursuit Le Monde. «On n’est pas concurrents, on est complémentaires. J’envoie certains clients à d’autres, on s’échange des conseils, c’est un état d’esprit», assure, de son côté, David Marotta.

Le co-working, une sorte d’incubateurs pour les coiffeurs

La Fabrica s’inscrit dans une tendance de fond. «Il existe aujourd’hui beaucoup de formules qui permettent aux freelancers d’exercer leur profession en minimisant les risques», relevait en juin l’ex-champion du monde de coiffure Alexandre Schoettel, dans une interview à Profession bien-être.

Les raisons sont multiples. Changement d’habitudes des clients, remboursement des PGE après le Covid-19, inflation, baisse du pouvoir d’achat, hausse des charges des coiffeurs… Les difficultés de recrutement viennent aussi compliquer la gestion des salons de coiffure.

Pour se faire connaître, les jeunes coiffeurs freelances, principaux candidats au co-working, investissent en masse les réseaux sociaux. «À La Fabrica, on trouve même une lampe spéciale pour prendre des photos avec un smartphone, notamment pour exposer leurs coupes sur Instagram», souligne Le Monde.

«C’est un modèle d’incubateur, on aide les free-lance à développer leur activité, calculer leurs charges, lancer leur site Internet… S’ils échouent, ils pourront sans problème retrouver du travail dans un salon», estime Julien Dauger, cofondateur de La Fabrica. Bref, le temps de se constituer sa propre clientèle.

LIRE AUSSI : Coiffeur freelance : une troisième voie pour les indépendants

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