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Delphine Le Strat (Wella France) : « On veut donner envie d’aller dans un salon de coiffure »

Wella

Rachetée en 2020 par KKR, Wella Company a renforcé sa position de numéro deux en France grâce à une stratégie d'innovations. Elle vient de nommer l'actrice américaine Cynthia Erivo, star du film Wicked, ambassadrice mondiale d’OPI. Entretien avec Delphine Le Strat, sa directrice marketing pour la France.

Profession bien-être : En 2020, le groupe Coty a cédé les marques Wella, les colorations Clairol et les vernis à ongles OPI à la société d’investissement américaine KKR. Quatre ans plus tard, comment se porte sa branche française ? 

Delphine Le StratDelphine Le Strat : Wella, c’est 143 ans d’histoire. C’est une marque qui a un historique incroyable, un héritage, mais c’est aussi une jeune entreprise, puisque, effectivement, nous avons pris notre indépendance il y a quatre ans. Depuis, elle s’est transformée de façon spectaculaire. On a renouvelé quasiment l’ensemble de nos gammes. En ce moment, on vient de lancer relancer Color Touch, notre gamme de coloration semi-permanente. 

Votre objectif, c’était de consolider votre deuxième position sur le marché français. Le pari est réussi ? 

Le pari est réussi, mais on a envie d’aller plus loin. Wella est numéro un de la recoloration dans le monde, numéro deux en France, et on veut renforcer cette position sur la coloration mais aussi sur l’ensemble de nos gammes de soins, avec Wella Professionals, Sebastian et Nioxin, qu’on vient de rénover. On veut consolider notre croissance sur les professionnels, les coiffeurs, qui restent notre premier métier, mais aussi aller toucher de plus en plus de consommateurs pour leur donner envie d’aller dans un salon de coiffure. 

Votre stratégie inclut également le grand public ?

Pour nous, c’est un cercle vertueux. On considère le coiffeur comme le cœur de notre métier, mais les consommateurs que nous touchons via l’e-commerce ou la vente au détail jouent aussi un rôle clé. En découvrant nos marques et en augmentant leur notoriété, cela incite les clients à chercher un salon Wella. Nous voulons construire un écosystème cohérent où le consommateur est attiré vers le professionnel, qui à son tour bénéficie d’un trafic accru grâce à la réputation de marques reconnues.

En quoi les innovations ont-elles été un levier de développement pour Wella ces dernières années ?

C’est une vraie locomotive, en France comme à l’international. On a renouvelé l’ensemble de nos gammes de coloration avec la nouvelle technologie «metal purifier», qui permet de protéger le cheveu de tous les métaux. Souvent, les coiffeurs sont obligés de rajouter un produit, mais chez Wella, c’est directement intégré à notre technologie de coloration et à nos gammes de soins. On a aussi investi sur le soin, avec, par exemple, une gamme comme «Ultimate Repair», une technologie brevetée, inspirée du skincare, qui donne des résultats spectaculaires sur le cheveu en seulement 90 secondes. 

Vous avez signé récemment un partenariat avec Universal Pictures, via sa marque OPI, pour le film Wicked. En quoi ce partenariat s’aligne-t-il avec la stratégie globale de Wella Company en matière de créativité ? 

Ce n’est pas le premier partenariat. Sur OPI, nous avions déjà signé avec le film Barbie. Cette fois, OPI renouvelle l’expérience avec Wicked, un film emblématique de la culture américaine, empreint d’émerveillement et de créativité. J’ajoute que Wella Professionals sera aussi de l’aventure. Pour nous, il est très important d’être présents sur ces événements, parce que ce sont des moments culturels et artistiques forts, où il y a des conversations fun, sympas, qui peuvent se faire à la fois avec nos clients et nos coiffeurs. 

J’imagine que Wicked va donner envie à des professionnels de l’onglerie de créer du nail art incroyable. On aura aussi la possibilité de retrouver des looks Wicked chez nos partenaires coiffeurs. Donc, c’est vraiment un 360°. Wella sera aussi présent pour préparer les stars et les influenceuses qui viendront voir le film en avant-première très bientôt à Paris. 

La collection en édition limitée s’inspire des personnages emblématiques de Wicked comme Elphaba, interprétée par l’actrice et chanteuse américaine Cynthia Erivo, également nouvelle ambassadrice mondial d’OPI. Quel message avez-vous voulu faire passer ? 

Ce qu’il faut retenir, c’est que les personnages illustrent parfaitement ce que représentent OPI et nos gammes : inclusivité, diversité et créativité, des valeurs profondément ancrées dans notre ADN. Nous avons des looks qui permettent une véritable transformation, et je pense que cela fait partie intégrante de la technique. Le look que l’on peut voir sur Glinda ou sur l’ensemble des personnages nécessite du travail et de l’expertise. Notre message ? Les produits Wella et l’éducation Wella sont là pour aider les coiffeurs à obtenir ces résultats en salon.

Ce partenariat avec OPI renforce la synergie entre les soins capillaires et les ongles. Pensez-vous que l’avenir de la beauté réside dans des collaborations multi-catégories comme celle-ci ?

Pour nous, il ya beaucoup de synergies qui existent entre la créativité des ongles et celle des cheveux. On aime proposer des expériences de beauté globale. En salon, on ne vient pas que pour la coloration, on vient aussi pour du soin et du partage. On pourrait imaginer de nouveaux services en salon, peut-être davantage axés sur une approche de beauté globale. Cela fait partie, pour nous, du futur de la beauté. 

Comment vos innovations améliorent-elles la rapidité et l’efficacité des soins dans les salons de coiffure ?

Pour réaliser un très beau travail, notamment créatif, il faut que la matière première, la texture du cheveu ou la texture de l’ongle, soit parfaitement réparée et parfaitement saine. Et c’est exactement ce que font le Repair Mode d’OPI, notre sérum restructurant qui répare la kératine, et Ultimate Repair, pour la partie cheveux. Avoir les cheveux sain, avoir des cheveux profondément réparés, c’est ce qui permet justement d’offrir tout ce champ de créativité à nos artistes, qu’ils soient coiffeurs ou nail artists.

Propos recueillis par Georges Margossian. 

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