Depuis trois mois, l’ex-directeur général de Petit Bateau est aux commandes d’un réseau de 2 300 boutiques et 3 500 points de revente. «Notre parc en France atteint 660 magasins, la Russie en recense 400, tandis que la Turquie est notre troisième marché avec 260 points de vente», précise-t-il à nos confrères de LSA.
L’enseigne Yves Rocher, sur la corde raide depuis la crise sanitaire, a dû notamment fermer ses quinze boutiques suisses, ce qui devrait lui permettre de «dégager des marges de manœuvre», afin d’«investir dans de nouveaux leviers de croissance».
Des marges de manoeuvre situées en dehors de l’Europe, «en proie à des difficultés économiques». Cap sur l’Asie du Sud-Est, donc, où la part de croissance d’Yves Rocher est aujourd’hui «relativement limitée». «Je pense d’ores et déjà à la Thaïlande, le Vietnam et l’Indonésie», évoque le nouveau directeur général.
Doubler la présence d’Yves Rocher sur le digital
L’autre volet de sa stratégie, c’est de redonner de la désirabilité à la marque. «Nos produits sont efficaces. À nous de convaincre celles qui ne nous connaissent pas. Avec 8,8% de parts de marché en France, rien ne nous empêche d’atteindre les 10%», poursuit Guillaume Darrousez.
L’enseigne bretonne devrait, en particulier, donner un coup d’accélérateur à ses cosmétiques solides, lancés il y a deux ans. «Mon objectif est de multiplier par trois nos volumes de produits écoresponsables en 2024», indique le patron d’Yves Rocher.
Enfin, une présence plus forte dans l’e-commerce fait aussi partie de la feuille de route. «À ce jour, le digital représente 10 % de notre chiffre d’affaires. L’objectif est de doubler ce chiffre dans les trois ans, d’autant que le panier moyen est supérieur sur le digital», prévoit le DG. En ligne de mire, le développement de ses propres sites Web, mais aussi un renforcement de sa présence en Asie du Sud-Est, via des marketplaces.
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