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Yves Rocher sur la corde raide après la crise sanitaire

Yves Rocher sur la corde raide

Selon le magazine Capital, le groupe breton, pionnier de la «cosmétique végétale», est en difficulté, plombé, notamment, par la baisse des ventes de sa marque phare, Yves Rocher.

L’alerte avait été donnée, en octobre, lors de la réunion du comité social et économique central (CSEC) de l’entreprise. La direction avait alors reconnu «la sous-performance du groupe» depuis 2020 et une «rentabilité historiquement faible, qui l’expose aux turbulences», indiquaient nos confrères d’Ouest-France.

Premier effet : des départs anticipés à la retraite ont été programmés sur les trois sites industriels du groupe Rocher dans le Morbihan, le siège de La Gacilly, Ploërmel et Rieux, ce qui représente 300 suppressions de postes sur trois ans, vient d’annoncer le groupe breton. Des suppressions de postes, sans licenciements secs, qui entrent dans le cadre d’un accord Gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP), signé le 16 janvier par les organisations syndicales majoritaires, a indiqué la direction.

Le magazine Capital revient sur la longue suite de mauvaises nouvelles qui frappe le groupe familial depuis deux ans. D’abord, un chiffre d’affaires qui a reculé de 335 millions d’euros, à 2,4 milliards d’euros en 2021, puis son résultat net qui recule, à 22 millions cette même année, «soit trois fois moins qu’en 2017».

Motifs avancés par nos confrères : la baisse des ventes de sa marque phare, Yves Rocher, «adorée, certes, mais de moins en moins achetée», et les «très mauvaises performances de sa petite sœur américaine, la griffe de cosmétiques et de nutrition Arbonne, rachetée en 2018».

Exit Danièle Jouvance et sa thalasso

Malgré une clientèle vieillissante, le groupe breton réalise encore près de 11% de ses ventes via la vente par correspondance, poursuit Capital. La VPC ? «Un atout et un handicap» pour Yves Rocher. «Ce poids de la VPC bloque sans doute ses investissements dans le digital, qui ne peuvent pas être au niveau de ceux des pure players du Web», estime Marc Lolivier, délégué général de la Fevad, interrogé par Capital.

Mais le coup le plus dur fut donné par le Covid, dont le coût, pour la société, s’est élevé à près de 26 millions d’euros. «2020 restera marquée au fer rouge comme la première année où le groupe a perdu de l’argent : 67 millions d’euros», note le magazine, qui rappelle que la marque Daniel Jouvance a été enterrée en 2020, tout comme son centre de thalassothérapie.

Depuis, l’érosion des ventes se poursuit : 700 millions de produits vendus en 2019, pour un chiffre d’affaires de 2,75 milliards d’euros, 590 millions en 2020 (2,57 milliards d’euros, puis 529 millions en 2021 (2,39 milliards d’euros). Le constat est sévère, selon Kantar Worldpanel : «En 2019, 20,2% des Français avaient acheté un produit Yves Rocher au moins une fois dans l’année, fin 2022, ils n’étaient plus que 17,2%».

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