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Cosmétique : la bave d’escargot en vedette au salon de l’Agriculture

Bave d'escargot

Le salon de l’agriculture, qui se déroule du 24 février au 1er mars, devrait révéler une vedette inattendue : l'escargot de jardin. Ou plutôt sa bave, désormais transformée en ingrédient pour la cosmétique. Un moyen de se diversifier pour certains producteurs comme la Maison Royer. 

C’est l’une de ses nouvelles spécialités, qui sera présentée pendant le salon sous la marque «Royer Cosmétique». Productrice d’escargots depuis 1989, la Maison Royer a réalisé des crèmes à partir de la bave de gastéropodes, récoltée selon un procédé tenu secret qui, assure-t-elle, respecte l’animal. Pas très facile : il faut en moyenne 1 000 petit-gris pour récupérer un demi-litre de bave…

Ce producteur français suit ainsi la tendance lancée par le médecin chilien Fernando Bascunan Ygualt qui a lancé  en 1995 sur le marché sud-américain la première crème de soin à la bave d’escargot, baptisée Elicina. Une tendance qui fait fureur en Asie. Nous sommes pourtant bien loin ici des excentricités nippones, où les beautystas branchées laissent les escargots ramper sur leur visage ! Une mode étonnante lorsqu’on sait les Japonaises éprises d’hygiène : non purifiée, la bave est un nid à bactéries…

Bave d’escargot : un grand nombre de principes actifs

Car cet ingrédient curieux, dont Hippocrate vantait déjà les vertus cicatrisantes, contient un nombre impressionnant de principes actifs : allantoïne, glycoprotéine enzymatique, vitamines A,C et E, peptides antimicrobiens, collagène et élastine. Autant d’éléments qui permettent de lutter contre le vieillissement cutané, les imperfections et le dessèchement, mais également de réparer les tissus épidermiques, favoriser la cicatrisation, et renforcer l’hydratation et la souplesse de la peau.

Des propriétés qui n’ont pas échappé à l’industrie cosmétique, qui utilise déjà la bave d’escargot dans de nombreux produits (déodorants, crèmes pour peaux sensibles, après-rasage) en la faisant apparaitre dans la liste des ingrédients sous le terme générique et anonyme d’allantoïne, un enzyme que ne produit pas l’espèce humaine, mais qui accélère la cicatrisation de la peau et la régénération des cellules. Présent dans plus de 10 000 brevets, il s’agit d’un antioxydant qui ralentit le processus de vieillissement.

Mais sans doute faudrait-il la mettre au pluriel, car notre gastéropode bucolique ne produit pas moins de huit baves différentes en fonction de ses besoins : protéger ses œufs, régénérer sa coquille…

 

 

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