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Naturopathie : un syndicat appelle à réglementer d’urgence la profession

Le syndicat des professionnels de la naturopathic demande une réglementation urgente de la profession

Après la mise en examen de deux «naturopathes», le Syndicat des professionnels de la naturopathie (SPN) déplore le manque de réglementation de la profession et presse l’Etat «d’agir vite».

«Il y a du ménage à faire, c’est évident. Nous avons déjà alerté sur des organismes de formation qui ne sont pas assez exemplaires sur l’éthique de notre métier», s’inquiète Alexandra Attalauziti, la présidente du SPN dans un communiqué que vient de publier son syndicat, qui revendique 3 300 adhérents sur 6 500 naturopathes.

«Nous voulons réguler, organiser, écrémer, c’est une urgence. Nous devons travailler de concert avec les autorités compétentes pour que la naturopathie soit reconnue comme une pratique de la prévention, complémentaire à notre médecine», assure sa présidente, citée dans le communiqué.

Après Doctolib, accusé cet été de référencer des naturopathes aux pratiques douteuses, les critiques se sont multipliées contre certaines personnalités controversées, comme Thierry Casasnovas ou Irène Grosjean. «Il est temps que le ménage se fasse. Et ce ménage se fera par la réputation», avait déclaré à Profession bien-être Mélody Molins, vice-présidente de la Fédération française de naturopathie, en novembre dernier.

Mise en œuvre de « titres certifiés »

Deux mois plus tard, la polémique est toujours aussi vive. Le 12 janvier, Eric Gandon, un homme se présentant comme naturopathe, et son fils, ont été mis en examen après plusieurs décès survenus à la suite de jeûnes prolongés, qu’ils avaient organisés dans le cadre de «cures hydriques».

Les stages proposés par Éric Gandon moyennant «plusieurs centaines, voire milliers d’euros», consistaient «à ne pas absorber d’aliments solides durant une à plusieurs semaines sans qu’aucun suivi médical ne soit assuré ni prévu», a expliqué dans un communiqué le procureur de la République de Tours, Grégoire Dulin, rapporte l’AFP.

«Les professionnels qui utilisent un discours clivant avec la médecine et qui sous couvert de remèdes naturels mettent la vie de leurs clients en danger continuent à exercer en toute impunité. Ces personnes ne sont en rien des naturopathes, car ils ne respectent pas l’éthique de notre métier», estime le SPN, qui enfonce le clou. Il demande à l’État d’«agir vite pour faire reconnaître le métier», avec notamment la mise en œuvre de «titres certifiés».

LIRE AUSSI : Mélody Molins : « Il est temps que le ménage se fasse dans la naturopathie »

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