La marque fondée, en 1961, par Pierre-Jules Augé, à Monaco, va tenter de rebondir, après avoir subi le contrecoup des sanctions américaines contre l’Iran, il y a deux ans. Basée à Châteauroux (Indre), l’entreprise emblématique a été rachetée cet été par un couple d’entrepreneurs.
Nouvelle péripétie pour Pier Auger, qui avait déjà failli disparaître en 2011. Reprise à la barre du tribunal de commerce par Christine Vallin, expert-comptable, épaulée par sa fille, ingénieure en cosmétologie, et Michel Kinding, un consultant, elle connaît alors un second souffle. Las ! Neuf ans plus tard, ses nouveaux propriétaires, qui avaient misé sur le marché iranien depuis 2015 (à la faveur de l’accord sur le nucléaire promu par Barack Obama), finissent par jeter l’éponge.
Et c’est un jeune couple d’entrepreneurs, Diane de Comte (25 ans), et Charles Dupont (28 ans), originaire de Belgique, qui est venu à sa rescousse en juillet dernier. La dette globale de Pier Augé, qui s’élevait à 1,3 million d’euros, a été soldée par la liquidation de la précédente société, rapportent Les Echos.
Dès le rachat de l’entreprise, les précédents propriétaires ont été contraints par un plan de continuation, ce qui les a empêchés d’emprunter et d’investir, notamment dans le marketing, explique le quotidien économique. Ils ont alors cherché à diversifier leurs produits, comme le maquillage.
Redynamiser très vite la marque
À leur arrivée, les nouveaux propriétaires, qui ont versé près de 500 000 euros pour reprendre le bâtiment, la marque, les brevets et le portefeuille clients, selon Les Echos, ont décidé d’arrêter la production de maquillage en resserrant la gamme. «Nous revenons à l’ADN de la marque Pier Augé, qui avait imaginé des soins haut de gamme pour le visage», a indiqué Diane de Comte.
Les défis sont immenses. Mais le couple entend renouer avec la croissance dès le prochain exercice. «La majorité du chiffre d’affaires est réalisée à l’export, notamment en Asie où on est en concurrence avec d’autres marques françaises qui sont de très grands noms. On veut affirmer notre positionnement et notre image. Pier Augé a une image haut-de-gamme et doit le rester», déclarait cet été à France Bleu Charles Dupont.



