Après Rennes, les exploitants ont obtenu vendredi gain de cause à Toulouse, le juge des référés ayant décidé que les salles de sport pouvaient rouvrir. La veille, le tribunal administratif de Paris a enjoint la Préfecture de police de revoir d’ici à lundi son arrêté de fermeture.
«Le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a suspendu une partie de l’arrêté du préfet, l’interdiction de l’accueil du public dans les salles de sport et gymnase», a déclaré l’avocat Robin Tesseyre, qui a plaidé la cause de France Active, principal syndicat des salles de sport et de fitness de France. Les salles «peuvent rouvrir et fonctionner comme avant l’arrêté, dans le respect des mesures drastiques qu’elles imposent à leurs adhérents», a-t-il souligné.
«On est contents, on n’avait pas compris pourquoi on avait dû fermer, on rouvre (samedi). Nos adhérents ne comprenaient pas, car on avait mis toutes les mesures en place. Avec tout le mal qu’on s’est donné…», a réagi Elodie Piazza, responsable de la salle Keep Cool Atlanta, à Toulouse. Selon elle, les usagers de son établissement «se sentaient plus en sécurité dans la salle qu’à d’autres endroits, ils trouvaient que c’était une injustice».
Si le tribunal administratif de Paris, saisi en urgence par plusieurs sociétés possédant des salles de sport à Paris, a enjoint jeudi la Préfecture de police de revoir d’ici à lundi son arrêté de fermeture, la demande de suspension s’est heurtée, en revanche, à des rejets devant les tribunaux administratifs de Bordeaux, Lille, Nice, Montreuil, Lyon, Grenoble, Rouen, Marseille et Montpellier.
Avec l’AFP.



