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Thermes de Rochefort : fin de la DSP, la Ville choisit la privatisation

THERMES DE ROCHEFORT

Après 43 ans de gestion déléguée, les thermes de Rochefort passeront sous pavillon privé en janvier 2026. Faute de repreneur via une nouvelle DSP, la Ville acte la vente des bâtiments au futur exploitant. Un changement de cap pour une station qui accueille 15 000 curistes par an.

La décision est tombée au cœur de l’été : les thermes de Rochefort, en Charente-Maritime, seront vendus. Réuni en session extraordinaire le 30 juillet dernier, le conseil municipal a acté la désaffectation et le déclassement des bâtiments thermaux communaux, rapporte le journal Sud Ouest. Le but est de permettre leur cession au secteur privé avant le 1er janvier 2026.

Une bascule, visiblement, inattendue… « La Ville n’avait pas prévu de vendre ses thermes. Mais sous la pression des candidats à l’exploitation et parce qu’elle a perdu trop de temps pour trouver un repreneur, elle cède», poursuit le quotidien régional. La délégation de service public (DSP), en place depuis plus de quatre décennies, n’a pas survécu à l’appel d’offres lancé en 2024. 

La procédure, censée préparer l’après-Eurothermes (fin du contrat le 31 décembre 2025), a attiré quatre candidats, sans succès. Un passage à la négociation de gré à gré n’a pas davantage permis de déboucher sur un accord. La gestion passe donc au privé dès janvier, via un bail de trois ans avec option d’achat.

Un coût devenu insoutenable pour la ville

La Société européenne du thermalisme, déjà présente dans les Alpes, prendra la main sur l’établissement en janvier 2026. Le contrat prévoit une location pour trois ans, avec une option d’achat du bâtiment à terme. L’eau thermale, en revanche, reste propriété de la commune. 

Entre 15 et 25 millions d’euros de travaux ont été estimés, car les thermes nécessitent une modernisation en profondeur. Mais pour la municipalité, le chantier est trop lourd. «Si la ville investit lourdement dans les travaux, c’est d’autres projets que nous ne pourrions pas faire », justifie le maire, Hervé Blanché (DVD), cité par France 3 Nouvelle Aquitaine.

De son côté, le futur exploitant envisagerait un repositionnement vers le bien-être global. À terme, les cures thermales pourraient ainsi être complétées par une offre de soins de spa, de programmes diététiques et de remise en forme.

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