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France Thermes : « On observe une accélération très forte sur le bien-être »

INTERVIEW. Le président de France Thermes Sylvain Serafini a hissé son groupe, propriété de la société d’investissement belge Gimv, à la deuxième place du secteur dans l’Hexagone. Ses prévisions pour 2024 ? Une reprise d’activité plus dynamique.

Profession bien-être : Conflit social à Vichy, retrait à Néris-les-Bains, chantier en retard à Salies-de-Béarn… Après la reprise post-Covid, France Thermes était sur tous les fronts en 2023. Une année compliquée pour votre groupe ?

Sylvain Sérafini : Je dirais qu’on est plutôt sur une année positive, en 2023, que ce soit sur l’activité thermale ou l’activité de bien-être, et, effectivement, on gère de gros projets, qui sont d’ampleur national, et on a la nécessité de les adapter en fonction du rythme et de la situation économique. On est en pleine mutation.

Vous évoquez le conflit social de Vichy. En réalité, c’est une conséquence de cette mutation qui est en train de s’opérer. On vient d’entamer fin 2023 notre gros plan de travaux qui s’appelle «Vichy accélération 2030» sur lequel on va investir plus de 56 millions d’euros. On a déjà deux des six établissements qui font l’objet de rénovation.

Par conséquent, on est sur des phases de changement et elles impliquent aussi des modifications, y compris dans les équipes et sur d’autres façons de travailler. Un conflit social, cela fait partie des impacts que l’on peut connaître, si, évidemment, on ne l’a pas provoqué ni organisé, mais on peut comprendre que les salariés soient aussi inquiets de ses évolutions et on doit y répondre. 

L’année 2023 a été finalement alors une année de croissance pour France Thermes ?

Oui, c’est une année de croissance en activités. Une année de croissance, aussi, par l’augmentation du périmètre d’activité et la mise en place de nos projets. C’est enfin une année forte en matière de consolidation des activités du groupe, qui n’est pas forcément visible de l’extérieur mais qui participe à la préparation des années futures. 

Où en sont les Thermes de Vittel, dont vous avez obtenu le contrat de concession ?

Vittel fait partie du groupe depuis le 1er janvier. On a un gros projet de déploiement, qui est en route puisqu’on va agréger, à l’activité thermale, de l’hébergement et un nouveau spa, qui sera la grosse nouveauté de l’offre. On a déjà déposé les permis de construire. Les travaux ont déjà commencé. Le projet est donc lancé et c’est la globalité de cet ensemble qui donnera la rentabilité de Vittel, puis son nouveau plan son positionnement pour les années à venir.

Pour 2024, quels sont vos projets ?

Nos projets, c’est la mise en route de la nouvelle offre de Vichy, qui commence progressivement à se réaliser, les travaux de Salies-de-Béarn qui vont reprendre, et puis, effectivement, la grosse nouveauté, c’est la mise en route progressive de l’offre Vittel, qui va commencer à être visible des clients, avec, notamment, le lancement d’une nouvelle marque pour ce resort, avec un positionnement très nature et co-responsable. 

Vous êtes à la fois sur les curistes et sur une clientèle de court séjour : comment évolue ces deux clientèles aujourd’hui dans le thermalisme ?

On a effectivement ces deux grands pans de notre activité, en sachant que notre modèle est basé sur le resort, c’est-à-dire l’association, en plus de l’offre de soins, de tous les compléments séjour, que ce soit l’hébergement la restauration et toutes les activités complémentaires. On est à peu près aujourd’hui à 60% de notre activité orientée vers la clientèle thermale et cette activité est en train de repartir.

En fait, on a bien vu la reconquête progressive depuis la sortie de la pandémie avec une forme de mutation de la clientèle, qui est en train d’évoluer probablement avec l’arrivée de nouvelles générations sur la cure thermale. Les sous-jacents de l’activité sont toujours bons, c’est-à-dire le vieillissement de la population, le traitement des maladies chroniques, qui sont vraiment le savoir-faire historique de l’activité thermale.

On est probablement en train de vivre une reprise d’activité que l’on sent plutôt dynamique pour 2024. Et sur l’activité de bien-être, depuis la reprise d’activité post-Covid, on est sur une forme d’accélération très forte. C’est une activité qui est très présente et assez dynamique dans tous nos resorts.

LIRE AUSSI : Le thermalisme toujours loin de son niveau d’avant-Covid

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