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Un mode de vie sain protège le cerveau, selon une étude

Prendre soin de son corps va bien au-delà de la silhouette. Selon une étude américaine, maintenir une bonne forme physique est essentiel pour préserver la santé mentale et cognitive, en particulier à l’âge moyen. 

Un mode de vie déséquilibré aujourd’hui, c’est un cerveau qui souffrira demain. Une étude publiée fin octobre dans la revue Neurology suggère que les habitudes quotidiennes ont un rôle déterminant dans la prévention des troubles neurologiques à long terme. 

D’après les recommandations de l’American Heart Association, à l’origine de ces travaux de recherche, les huit facteurs essentiels pour préserver la santé cérébrale et cardiovasculaire incluent l’activité physique, une alimentation équilibrée, un poids santé, l’absence de tabagisme, ainsi que la gestion de la tension artérielle, du cholestérol et de la glycémie, sans oublier un sommeil suffisant.

L’étude a suivi 316 127 adultes d’âge moyen (56 ans en moyenne) pendant cinq ans, en évaluant leurs habitudes de vie à travers ces huit critères. Les participants ont été classés en trois groupes : ceux ayant un mode de vie optimal, intermédiaire ou médiocre. Parmi eux, 20% ont obtenu des scores optimaux, 60% des scores intermédiaires, et 20% des scores médiocres.

Les chercheurs ont ensuite examiné les dossiers médicaux pour repérer les participants ayant développé l’une des affections neurologiques suivantes : AVC, démence ou dépression à un âge avancé. Ils ont considéré qu’une personne avait une «mauvaise santé cérébrale» si l’une de ces pathologies apparaissait au cours de la période de suivi.

« Faire ces choix de vie sains à l’âge mûr »

Résultat : 1,2% des participants ont développé des troubles neurologiques durant le suivi, avec un total de 3 753 cas. Toutefois, parmi ceux ayant un mode de vie optimal, seuls 0,7% ont été diagnostiqués avec une mauvaise santé cérébrale, comparé à 1,2% pour ceux ayant un mode de vie intermédiaire et 1,8% pour ceux ayant un mode de vie médiocre.

L’étude montre aussi que les participants ayant des scores médiocres étaient deux fois plus susceptibles de développer l’un de ces troubles neurologiques que ceux ayant un mode de vie optimal. Ceux avec des scores intermédiaires avaient, eux, 37% de risques en plus. 

«Notre étude a révélé que faire des choix de vie sains à l’âge mûr peut avoir des impacts significatifs sur la santé cérébrale plus tard», a commenté l’auteur de l’étude Santiago Clocchiatti-Tuozzo, de l’Université Yale, cité dans un communiqué. Des recherches supplémentaires seront toutefois nécessaires pour mieux comprendre l’impact des habitudes de vie sur la santé cérébrale et comment des facteurs sociaux, «comme la race et l’ethnicité peuvent influencer ce lien», ajoute le communiqué. 

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