La lumière, c’est une énergie brute, des photons qui se déplacent en ondes, et quand ils frappent votre peau, c’est là que ça devient intéressant. Les scientifiques observent quatre interactions principales : réflexion, diffusion, absorption et transmission.
La réflexion, c’est quand les photons rebondissent, sans laisser de trace. La diffusion, c’est un peu comme une déviation : l’énergie s’éloigne, sans pénétrer. Moins impactant. L’absorption, elle, c’est le coeur de notre sujet… La peau capte l’énergie lumineuse, la transforme, crée des réactions chimiques, thermiques et mécaniques. C’est là que se jouent les soins esthétiques. Et enfin, la transmission, plus rare : la lumière passe sans toucher les tissus. Pas d’interaction, juste du passage.
Vous l’aurez compris, quand la peau absorbe cette lumière, les effets changent, qu’ils soient photochimiques, thermiques ou mécaniques. Dans le premier cas, l’énergie modifie des processus biologiques sans surchauffe. Elle peut stimuler la production de collagène ou calmer des inflammations.
La photothermique, en revanche, chauffe. Et si la chaleur devient trop intense, cela entraîne une vasodilatation et une dénaturation des protéines. Ou la destruction ciblée des cellules, comme dans l’épilation laser. Puis, il y a la photomécanique. C’est quand la lumière, intense, provoque une onde de choc qui modifie la structure des tissus. C’est plus invasif, mais ça marche.

Longueurs d’onde et chromophores
Quant à la pénétration de la lumière, tout dépend de la longueur d’onde. Plus la longueur est courte, plus la lumière reste en surface. La lumière bleue, par exemple, agit sur les couches superficielles. Les longueurs d’onde plus longues, comme l’infrarouge, descendent plus profondément dans la peau. Tout est question de profondeur.
Ajoutez les chromophores (mélanine, eau, hémoglobine) et vous obtenez la clé des soins efficaces. En effet, chaque substance réagit différemment à la lumière. La mélanine, qui donne sa couleur à la peau, absorbe surtout les longueurs d’onde courtes, comme le bleu et le violet. Résultat : les peaux plus foncées réagissent plus vivement. L’eau, quant à elle, capte l’infrarouge, boostant l’hydratation et l’élasticité. Quant à l’hémoglobine, elle cible le rouge et l’infrarouge, activant la circulation ou traitant les rougeurs.
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