Cette étude, publiée fin août dans le Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, met en évidence une corrélation inverse entre le niveau de souplesse et le risque de mortalité. Les chercheurs ont suivi un panel de 3 139 personnes, dont 66% d’hommes, âgées de 46 à 65 ans, sur une durée de près de 13 ans, après avoir mis au point un indicateur de souplesse appelé Flexindex.
Cet indicateur s’appuie sur l’analyse de 20 mouvements passifs effectués sur 7 articulations différentes, chaque mouvement étant noté de 0 à 4. Le score final, allant de 0 à 80, permet de mesurer la souplesse globale d’un individu. Fait intéressant, les résultats montrent que les femmes possèdent, en moyenne, un Flexindex 35% plus élevé que celui des hommes, révélant ainsi une différence marquée en termes de souplesse naturelle.
Un risque de décès nettement inférieur
Les participants avec un Flexindex plus élevé affichent un risque de décès nettement inférieur à ceux ayant un score faible. Plus précisément, les hommes avec un Flexindex bas présentent un risque de décès 1,87 fois plus élevé, tandis que pour les femmes, ce risque est multiplié par 4,78.
Ces chiffres restent significatifs même après avoir pris en compte des facteurs tels que l’âge, l’indice de masse corporelle (IMC) et l’état de santé global, notent les chercheurs. Selon eux, cela souligne l’importance de la souplesse corporelle en tant que facteur déterminant de la longévité, au même titre que l’endurance, la force ou l’équilibre.
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