Si 65% des salariés français (62% des femmes et 68% des hommes) se déclarent en bonne santé, cette proportion tend à baisser depuis 2011 (71%). Et ce recul est un peu plus marqué chez les femmes, relève le baromètre publié le 21 septembre par Malakoff Humanis.
En effet, 70% d’entre elles se déclaraient en bonne santé en 2011, 67% en 2018, puis 65% en 2022, alors que, chez les hommes, ce taux se maintenait autour des 70% (72% en 2011, 70% en 2018 et 69% en 2022).
Aujourd’hui, plus de quatre femmes salariées sur dix (44%) estiment avoir une moins bonne santé psychologique en 2023, une proportion en hausse de 4 points depuis l’an dernier. Elles sont 55% à évoquer des troubles psychologiques, contre 45% des hommes.
Dépression, stress ou burn-out
Bien que bénéficiant d’un meilleur suivi médical, les femmes salariées sont plus nombreuses que les hommes à se dire en mauvaise santé physique (41% vs 34%). Dans le secteur santé et médico-social, majoritairement féminin, la pénibilité accrue se traduit par un absentéisme en augmentation de 10 points en un an.
Les inquiétudes des femmes salariées augmentent également : 42% d’entre elles se disent préoccupées par la situation financière de leur foyer (+7 pts depuis 2022) et 41% s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants (+9 pts). L’état du monde est aussi un facteur de stress pour 82% des femmes, ainsi que l’environnement (80%).
Sur un an, 55% des femmes ont éprouvé des troubles psychologiques : 30% ont connu une dépression, 37% des troubles anxieux, 21% des troubles liés au traumatisme et au stress et 25% un burn-out.
Temps partiel et monoparentalité
Quant aux raisons à l’origine de ce mauvais état de santé psychologique, un tiers des salariés concernés (femmes et hommes) l’attribue à des causes professionnelles, un tiers l’explique par des raisons personnelles, tandis qu’un autre tiers y voit un peu des deux.
Enfin, s’agissant des raisons personnelles, les femmes se démarquent encore très nettement sur l’aspect financier : 39% (vs 26% des hommes) lient leur mauvaise santé mentale à leur situation financière. Une situation que peuvent expliquer le travail à temps partiel, qui concerne 17% des femmes (vs 7% des hommes), et la situation de monoparentalité, avance le baromètre.
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