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Jeunes femmes : une fragilité mentale plus marquée que leur condition physique

jeunes femmes

Une étude d’OpinionWay passe au crible la santé des jeunes femmes âgées de 14 à 28 ans, explorant leur santé physique et mentale, les menstruations, la contraception, ainsi que les habitudes alimentaires et les addictions.

La bonne nouvelle, c’est qu’un peu plus de huit jeunes femmes sur dix (81%) se considèrent en bonne santé
physique, avec un pic de 25%, parmi les 14-19 ans, qui déclarent se sentir en «excellente» santé, selon cette enquête réalisée par OpinionWay pour le fonds de dotation Le Lab Heym. En revanche, comme le montrent d’autres études depuis quelques années, la santé mentale est perçue moins positivement.

En effet, 51% des personnes interrogées, la décrivent comme «bonne» et 18% «excellente», tandis que 31% l’évaluent comme «moyenne» à «mauvaise». Un tiers (34%) souffre de maladies chroniques, dont 13% de troubles psychiques, suivi de problèmes dermatologiques (8%), gynécologiques (7%) et respiratoires (7%).

L’étude révèle aussi un avis partagé sur les menstruations : 38% des jeunes femmes les gèrent bien, contre 31% qui les vivent difficilement, principalement à cause des symptômes ressentis par 97% d’entre elles, incluant douleurs abdominales (73%), fatigue (67%), sautes d’humeur (53%), acné (47%) et maux de tête (44%).

En moyenne, les jeunes femmes signalent 5,5 symptômes pendant leurs règles, avec des problèmes comme la diarrhée/constipation, des ballonnements ou des nausées/vomissements, qui s’intensifient avec l’âge. Près d’une jeune femme sur deux (47%) a déjà dû s’absenter de l’école ou des cours à cause de ses menstruations, 20% manquant plusieurs jours par an. Pour 82% des 14-18 ans, ces absences sont dues à de fortes douleurs.

Une perception positive de la contraception

Par ailleurs, 60% des sondées déclarent utiliser une forme de contraception, avec la pilule en première position (38%), suivie du préservatif masculin (23%) et du stérilet (7%). Seulement 3% pratiquent une méthode naturelle. Parmi les 40% des 14-28 ans qui ne se protègent pas, 76% justifient cela par l’absence de relations sexuelles avec des hommes, tandis que 10% craignent des effets secondaires et 2% s’abstiennent pour des raisons religieuses.

L’enquête montre aussi que la majorité des femmes a une perception positive de la contraception, 57% se disent «plutôt satisfaites» et 30% «très satisfaites». Les insatisfactions, exprimées par 13% des personnes interrogées, se rapportent principalement aux effets secondaires subis (38%) ou redoutés (31%).

Concernant leurs habitudes alimentaires, 41% des jeunes femmes s’efforcent de maintenir une diète saine et équilibrée au quotidien, tandis que 26% le font de façon irrégulière. Seules 3% comptent systématiquement les calories de leur alimentation, alors que 15% admettent ne pas prêter attention à leur régime alimentaire. L’âge semble influencer la tendance à suivre un régime pour perdre du poids : si 16% des 14-19 ans y ont recours, ce chiffre monte à 19% chez les 20-24 ans et à 27% pour les 25-28 ans.

L’alcool, une habitude encore bien ancrée

Côté addictions, une majorité de jeunes femmes, soit 65%, pensent passer trop de temps devant leur écran. Plus de la moitié d’entre elles (53%) consacrent plus de quatre heures par jour à cette activité. En parallèle, une part significative de cette tranche d’âge (65%) affirme s’abstenir de toute participation aux jeux d’argent et de hasard. Une minorité admet y participer avec diverses fréquences, allant de tous les jours ou presque pour 5% d’entre elles, à une pratique hebdomadaire ou mensuelle pour d’autres.

L’étude s’est également penchée sur la consommation de substances illicites : 78% des sondées n’en ont jamais consommé, mais un pourcentage notable a expérimenté le cannabis (15%), le poppers (9%), et d’autres substances, telles que la codéine, l’ecstasy/MDMA, le protoxyde d’azote, la cocaïne et les amphétamines mais avec des niveaux plus faibles.

À l’inverse, l’alcool reste une habitude encore bien ancrée parmi cette population, 42% des personnes interrogées buvant occasionnellement, soit une fois par mois ou lors d’événements spécifiques, tandis que 16% en consomment une à deux fois par semaine, 5% avec une fréquence de 3 à 4 fois par semaine et 1% quotidiennement.

Les principales raisons de cette consommation incluent un besoin de décompression pour 49% d’entre elles et un désir de faciliter les interactions sociales pour 23%. Enfin, le tabagisme et l’usage de la cigarette électronique chaque jour concernent respectivement 10% et 4% des jeunes femmes interrogées.

Méthodologie :
Cette enquête e été réalisée auprès d’un panel de 1 001 jeunes femmes dans la tranche d’âge de 14 à 28 ans : 41% des interrogées avaient entre 14 et 19 ans, 32% avaient entre 20 et 25 ans, 27% avaient entre 25 et 28 ans, 48% étaient entrées dans la vie active et 52% poursuivaient des études au collège, lycée ou dans l’enseignement supérieur.

LIRE AUSSI : La santé au travail des femmes se dégrade, selon Malakoff Humanis

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