Après avoir examiné un cas mortel d’hépatite aiguë en France et de nombreux effets indésirables graves signalés en Italie, aux États-Unis, au Canada et en Corée, L’Agence nationale de sécurité sanitaire «déconseille fortement» la consommation de Garcinia cambogia.
Dans un avis publié mercredi, l’Anses souligne les risques importants liés à cette plante utilisée dans des compléments alimentaires minceur. Son analyse, fondée sur des données françaises, européennes et nord-américaines, révèle des cas d’atteintes hépatiques, psychiatriques, digestives, cardiaques et musculaires, y compris chez des personnes sans antécédents médicaux.
Des allégations pas encore évaluées
Les effets indésirables du Garcinia cambogia peuvent toucher les personnes souffrant de troubles psychiatriques, de maladies cardiométaboliques comme le diabète ou l’hypertension, ou prenant des médicaments affectant le foie, des antirétroviraux ou des antidépresseurs. Cependant, des cas graves ont aussi été signalés chez des consommateurs sans aucun antécédent médical, souligne l’agence.
En France, les médicaments et préparations à base de Garcinia cambogia sont interdits, faute de preuves d’efficacité et en raison des risques pour la santé. En revanche, son utilisation dans les compléments alimentaires reste autorisée, bien que les allégations sur le contrôle du poids et la réduction des graisses n’aient pas encore été évaluées par l’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa), explique l’Anses, qui met en garde contre ce statut transitoire, susceptible d’induire les consommateurs en erreur.
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