Portée par l’eau, l’aquagym ménage les articulations, un atout de taille pour les personnes en surpoids ou obèses. «La portance de l’eau aide à réduire les blessures articulaires souvent associées aux exercices au sol chez les personnes en surpoids ou obèses», rappellent les auteurs de cette nouvelle étude, que vient de publier la revue scientifique BMJ Open.
Déjà reconnue pour améliorer la mobilité, soulager les douleurs chroniques ou certains symptômes liés à la fibromyalgie et à la sclérose en plaques, cette discipline aquatique a trouvé sa place dans de nombreux programmes de remise en forme, notamment dans les thermes et les thalassos. Restait à savoir si elle pouvait aussi influer sur la composition corporelle, et notamment sur l’obésité abdominale.
Pour répondre à cette question, des chercheurs coréens et chinois ont passé en revue toutes les études disponibles jusqu’à fin 2021. Au final, dix essais cliniques randomisés ont été retenus, impliquant 286 adultes âgés de 20 à 70 ans, tous en surpoids ou obèses (IMC ≥ 30). Les participants étaient répartis au hasard entre différents groupes de pratique ou de contrôle.
Les études ont été menées en Malaisie, au Brésil, en Inde, aux États-Unis et aux Pays-Bas. Les programmes proposaient divers exercices aquatiques – aquagym, zumba, yoga ou jogging dans l’eau -, à raison de deux à trois séances hebdomadaires de 60 minutes, sur des périodes allant de 6 à 12 semaines.
L’effet est plus marqué au-delà de 10 semaines
Au final, les résultats sont sans ambiguïté : «L’aquagym a permis de réduire le poids total d’environ 3 kilos en moyenne et de diminuer le tour de taille de 3 cm» chez les personnes en surpoids ou obèses, soulignent les chercheurs dans un communiqué. L’effet est plus marqué quand le programme dépasse 10 semaines : plus de 3 kilos et près de 3 cm de tour de taille chez les femmes et les personnes de 45 ans et plus.
En revanche, la qualité de la preuve est jugée «faible» pour l’IMC, la masse maigre, la masse grasse, le rapport taille/hanche et le tour de hanches, et «très faible» pour le pourcentage de masse grasse.
Chez les hommes et les moins de 45 ans, les données restent insuffisantes, faute de participants en nombre suffisant dans les études. Au final, des travaux complémentaires seront nécessaires pour confirmer ces résultats, compte tenu de la taille réduite des groupes étudiés.
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