On le sait, l’activité physique favorise une meilleure santé. Depuis des décennies, les bienfaits de l’exercice sur le corps et l’esprit sont bien documentés, de la réduction du risque de maladies chroniques à l’amélioration de la qualité de vie. Pourtant, une question demeure : combien d’efforts faut-il réellement fournir pour obtenir des bénéfices significatifs en termes de longévité ?
Une étude récente menée par l’Université Griffith (Australie) apporte des réponses nouvelles et surprenantes : elle suggère que l’augmentation des niveaux d’activité physique pourrait prolonger la vie de 11 ans. Ce résultat repose sur une méthode innovante : l’accélérométrie, une technologie permettant de mesurer avec précision les niveaux d’activité physique.
Contrairement aux études traditionnelles, qui s’appuient sur des questionnaires ou des auto-déclarations des participants, l’accélérométrie capture les mouvements corporels en temps réel à l’aide de capteurs portés par les individus. Cette méthode permet d’obtenir une évaluation plus précise et fiable de l’activité physique, en évitant les erreurs liées aux réponses subjectives des questionnaires.
Les chercheurs ont donc analysé les données recueillies auprès de populations américaines mais en divisant les participants en quatre quartiles selon leur niveau d’activité physique, du plus inactif au plus actif. Les résultats montrent que c’est la population la moins active qui a le plus à gagner en matière de longévité.
Activité physique : 3 h/jour pour vivre plus longtemps
Selon l’étude, une simple marche d’une heure pourrait ajouter en moyenne six heures à l’espérance de vie des personnes les moins actives. Autre constat : si tous les Américains étaient aussi actifs que les 25% les plus actifs, les adultes de plus de 40 ans pourraient ajouter en moyenne 5,3 années à leur vie.
Mieux : «si le quartile le moins actif de la population de plus de 40 ans augmentait son niveau d’activité à celui du quartile le plus actif, il pourrait vivre, en moyenne, environ 11 ans de plus», assurent les chercheurs. Un objectif réaliste, puisque 25% de la population l’atteignent déjà, soulignent-ils. Peu importe le type d’exercice, l’objectif pourrait être atteint avec environ 3 heures de marche par jour.
«Si nous pouvions accroître les investissements dans la promotion de l’activité physique et créer des environnements de vie qui la favorisent, tels que des quartiers accessibles à pied ou à vélo et des systèmes de transport public pratiques et abordables, nous pourrions, non seulement augmenter la longévité, mais aussi réduire la pression sur nos systèmes de santé et l’environnement», assure le Pr Lennert Veerman, auteur principal de l’étude.
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