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Médoucine : « Nous apportons aux praticiens des liens entre professionnels »

Trouver un praticien compétent et qualifié, c’est le credo de Médoucine, une plateforme de réservations en ligne dédiée aux pratiques non conventionnelles. Comment s’y prend-elle ? Réponse de Solange Arnaud, fondatrice de la start-up en 2016, qui revendique aujourd’hui plus de 2 000 professionnels. 

Profession bien-être : On présente souvent Médoucine comme le Doctolib des médecines douces. Vous êtes d’accord avec cette présentation ?

Solange Arnaud : Oui, dans la mesure où, effectivement, notre plateforme permet de prendre rendez-vous facilement avec divers praticiens tels que des sophrologues, des hypnothérapeutes ou des naturopathes. Mais il faut aussi noter que, comme on est dans un domaine bien particulier, avec ses propres besoins, nous nous efforçons de garantir deux choses : d’une part, un cadre sécurisé pour les personnes qui prennent rendez-vous, et d’autre part, une information transparente et complète, pour que chacun puisse choisir son professionnel selon ses critères personnels.

La sécurité et la légitimité sont importantes pour les praticiens non conventionnels. Il y a eu une forte polémique, en 2022, contre les «fake médecines». Comment avez-vous traversé cette période ? 

Au-delà de toutes ces polémiques, ce qu’on cherche à faire, c’est de valoriser tous les professionnels qui sont bien formés et qui ont à coeur de rendre le meilleur service aux personnes qui les consultent. Pour cela, on propose un cadre de sécurité. On vérifie leur formation, leur assurance professionnelle et leur casier judiciaire. Nous recueillons également les avis des personnes après chaque consultation, ce qui contribue à notre vigilance continue pour assurer que tout se déroule pour le mieux.

Comment Médoucine accompagne les professionnels qui viennent s’inscrire ?

Nous les aidons à rester informés sur le cadre juridique, qui évolue régulièrement, et à progresser continuellement dans leurs pratiques. Nous leur apportons aussi des liens entre professionnels, pour qu’ils voient ce que font les meilleurs. Après, bien sûr, on ne peut pas se substituer à la pratique de chacun.

Comment ont évolué les pratiques des Français en matière de médecines douces ?

Ces pratiques, elles sont très utiles pour tout un tas de sujets qui impactent le quotidien, même si ce ne sont pas forcément des maladies, comme le stress, le sommeil ou les douleurs, qui sont malheureusement de plus en plus fréquents dans notre société. Et  ces pratiques complémentaires sont de plus en plus reconnues. Nous facilitons donc l’accès du public à ces professionnels. Plus de 300 000 avis ont été collectés et 99% des utilisateurs recommandent ces consultations.

Ces avis sont importants pour les professionnels ?

Oui, car ils font partie du cadre de sécurité, puisque, si une séance ne se passe pas bien, on est directement alertés. On dispose aussi d’un système de signalements. D’autre part, ces avis font aussi partie du système de transparence et d’information, que l’on apporte au public, parce que les gens qui viennent prendre rendez-vous lisent les avis.

Ils ont envie de savoir comment ça s’est passé avec les autres personnes pour se projeter. C’est donc important, parce que ces pratiques ne sont pas suffisamment bien connues. Par exemple, seul un tiers des Français sait vraiment ce qu’est la sophrologie. Donc, aller sur le profil d’un sophrologue et comprendre ce qu’ont vécu les personnes qui ont consulté précédemment, c’est une bonne façon de savoir à quoi s’attendre.

Médoucine, en quelques chiffres, c’est combien de rendez-vous par an ?

L’année dernière, nous avons enregistré environ 500 000 rendez-vous pour un peu plus de 2 000 professionnels. En moyenne, la plupart des personnes prennent rendez-vous au moins deux fois. Après, il faut comprendre que ces pratiques sont là pour rendre autonomes les personnes en leur fournissant les outils nécessaires pour prendre soin d’eux-mêmes. On n’est pas là pour faire des thérapies sur des années.

Propos recueillis par Georges Margossian.

LIRE AUSSI : « La très grande majorité des naturopathes en France sont des professionnels qualifiés »

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