Dans plusieurs villes européennes, le sauna n’est plus seulement un rituel nordique ou un service de spa. Il devient un lieu du quotidien, pensé pour se retrouver, échanger et prendre soin de soi ensemble. C’est ce modèle, déjà bien installé outre-Manche, qui s’apprête à franchir la Manche.
Le concept de « Community Sauna Baths » est né outre-Manche, où le sauna collectif urbain s’est fortement développé ces dernières années. Selon la British Sauna Society, le pays comptait 45 sites en 2023, contre 147 en 2024.
Contrairement aux spas privés ou aux espaces individualisés, ces saunas reposent sur une logique communautaire. Ils sont conçus comme des lieux ouverts, accessibles et ancrés dans la vie de quartier. Le modèle britannique s’appuie notamment sur une organisation à but non lucratif, créée en 2022.
En France, ce déploiement est porté par Sauna et bains collectifs (SBC), qui se présente comme l’«entreprise sœur» de la structure londonienne. Son objectif est de transposer ce modèle dans un contexte urbain français, tout en conservant ses principes fondateurs.

Un lieu ouvert à tous et solidaire
«On veut créer un sauna profondément accessible : tarifs solidaires, collaborations avec les associations du quartier, initiatives imaginées avec les habitants… », explique Henry de Montbazon, co-fondateur de l’entreprise française, dans un communiqué.
Les porteurs du modèle revendiquent un espace conçu comme «un véritable lieu de vie, convivial, mixte, sûr et accessible». Pour sa première implantation française, SBC a choisi Ground Control, dans le 12e arrondissement de Paris. Un lieu culturel présenté comme un «laboratoire d’expérimentation sociale».
Le site accueillera une installation extérieure de 100 m2, comprenant trois saunas, plusieurs bassins d’eau froide, un espace détente, des douches et des vestiaires. Il sera ouvert du mercredi au dimanche, de 7h à 22h, tout au long de l’année.

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