Logo profession bien etre : magazine d'actualité économique de la beauté et du bien-être

Beauté

Bien-être

Business

Salles de sport : One Fitness Club veut passer à la vitesse supérieure

One Fitness

Face aux mastodontes du secteur, l’enseigne One Fitness Club cultive sa différence, privilégiant la proximité et la convivialité. Avec une dizaine de salles à travers l'Hexagone, elle envisage d’étendre son réseau en licence de marque à partir du mois de mai.

La période du Covid leur a donné des sueurs froides, mais la crise est désormais derrière elles : les salles de sport surfent désormais sur un nuage en France. Avec, au sommet, le néerlandais Basic-Fit, leader européen, devant Keepcool-Neoness, Fitness Park et L’Orange Bleue. À elles quatre, ces enseignes occupent la moitié du marché.

Malgré l’inflation et les arbitrages des ménages, les ouvertures de salles s’enchaînent. Leurs propriétaires sont unanimes : il y a encore beaucoup de marge dans l’Hexagone. En effet, le taux de pénétration du fitness en France ne s’élève qu’à 10%, soit deux fois moins qu’en Angleterre, en Allemagne et aux États-Unis !

«Nous sommes dans un marché qui n’est pas encore complètement mature par rapport à d’autres pays», fait valoir Benjamin Lariche, coureur automobile sur GT4, mais aussi fondateur, en 2016, de l’enseigne aixoise One Fitness Club, qui ne veut surtout pas ressembler à ses concurrents. David contre Goliath ?

« On est un peu les bistrots du 21e siècle »

One FitnessSportif de haut niveau, Benjamin Lariche porte un regard différent sur le marché. «J’ai voulu élargir la vision du fitness. Je savais que nous ne pouvions pas rester dans cet environnement qui était assez cloisonné», poursuit-il. Le fitness, il ne l’a pas découvert par hasard. Avant de créer ses propres clubs, il a développé son premier Fitness Park à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Un observatoire idéal pour scruter ce marché en pleine évolution.

Il en tire un premier constat : l’hyper-segmentation des clubs laisse de côté certains publics. «Tout le monde segmente aujourd’hui, nous, notre objectif, c’est de rassembler», tranche le coureur automobile, qui aurait pu, comme beaucoup avant lui, mettre en avant son goût de la performance, qui inspire les jeunes adeptes.

«On est un peu les bistrots du 21e siècle. À l’époque, on allait fumer une clope, boire un pastis à 18h après le boulot. Maintenant, on va dans une salle de fitness…», explique Benjamin Lariche, qui a fait de la proximité la marque de fabrique de ses clubs. Pas question, donc, de n’accueillir que ceux qui veulent «pousser de la fonte»…

«Il y a plusieurs façons d’aborder le fitness, et pas seulement celle du musclé qui a 16 ou 17 ans et qui veut briller sur TikTok ou sur Instagram ! Par exemple, il y a toute une clientèle qui vient du bien-être», souligne-t-il. Pour accueillir ces publics différents, il a imaginé un concept bâti autour de trois axes : santé, loisirs et performance.

« Notre salle phare s’appelle ‘Broadway’ »

«On passe d’un espace, un peu comme à Disneyland, très bois et très végétalisé, à un autre, plutôt noir, avec du rap et de la lumière rouge, puis à une autre atmosphère, tournée, cette fois, vers le divertissement, les cours collectifs, avec notre salle phare, que l’on appelle ‘Broadway’», détaille le patron de One Fitness Club.

Bref, tout doit être réuni en un seul et même endroit. «Il faut que notre club soit un lieu de vie, personnelle, professionnelle et aussi sportive. Chez nous, la fidélisation passe par l’animation, c’est-à-dire le petit-déjeuner, la soirée des parents, etc.», renchérit Georgia Cadudal, directrice des opérations et développement du réseau. Résultat : il y a quasiment autant d’hommes que de femmes, et plus de 25% de la clientèle a plus de 30 ans.

L’arrivée de l’ancienne directrice générale de Fitness Park, le 2 janvier dernier, vient redonner un nouveau souffle à l’enseigne. «Il y a deux offres aujourd’hui sur le marché. La première, à bas prix, qui propose très peu de services, et la nôtre, avec beaucoup plus de services, à un prix attractif, c’est-à-dire 35 euros par mois», fait-elle valoir.

« On recherche des multi-franchisés »

L’enseigne, qui possède aujourd’hui quinze clubs en métropole et à La Réunion, compte s’étendre, à partir du 1er mai, en licence de marque. Une nouvelle page s’ouvre pour One Fitness Club. «On a un objectif 130 clubs en 2028, en France uniquement», précise Georgia Cadudal. 

Mais pour accueillir plusieurs publics à la fois, il faut aussi de grandes surfaces, entre 1 600 et 2 500 m2, principalement dans les grandes métropoles. D’où une sélection rigoureuse des candidats. Des investisseurs au profil de gestionnaire aguerri. «Dans l’idéal, des multi-franchisés», fait savoir la directrice des opérations. Au total, il faut un apport minimum de 350 000 euros. À cela s’ajoute un contrat de réservation zone de 45 000 euros.

Et après ? «Sur chacun de nos 15 clubs, on est autour d’un chiffre d’affaires prévisionnel de 1,2 million d’euros, avec un seuil de rentabilité atteint entre 8 mois et 12 mois», assure la nouvelle directrice. Bref, une petite enseigne qui a tout d’un grand groupe…

LIRE AUSSI : Salles de sport : Basic Fit sanctionné par la DGCCRF

Facebook
LinkedIn
WhatsApp
Email
Dans la même catégorie

Nous utilisons des cookies

Welcome Back!

Login to your account below

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.