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Un nouveau protocole sanitaire très attendu chez indépendants

Alors que le ministère du Travail s’apprête à alléger le protocole de déconfinement pour les entreprises, les commerçants et les coiffeurs attendent avec impatience ce nouveau cadre de travail, qui devrait, selon eux, faciliter la reprise de leurs activités.

«Je suis content ! Content ! Parce que cela fait déjà deux semaines que j’ai écrit à la ministre et à son cabinet en demandant : est-ce que cette mesure de 4m2, on va pouvoir la revoir ?», se réjouit Christophe Doré, président de l’Union nationale des entreprises de coiffure (Unec), cité par LCI sur son site.

Muriel Pénicaud doit bientôt dévoiler un nouveau protocole sanitaire pour les entreprises. Selon des informations, révélées lundi par Les Echos et l’AFP, chaque collaborateur devra «pouvoir disposer d’un espace lui permettant de respecter la règle de distanciation physique d’au moins un mètre par rapport à toute autre personne».

Par ailleurs, l’employeur pourra conserver le principe d’une «jauge» et la fixer à quatre mètres carrés par salarié, mais «à titre indicatif», selon le texte. Autre mesure sur laquelle planche le ministère du Travail : il est prévu que le port du masque ne soit obligatoire que «lorsque la distance d’un mètre entre les personnes n’est pas effective ou est susceptible de ne plus l’être».

La distance actuelle représente une contrainte sur l’activité des petits commerces, en particulier celles des salons de coiffure. «Cette jauge a aujourd’hui un impact énorme sur l’économie de nos salons, sur l’organisation, entre le personnel, les clients», reconnaît Christophe Doré. «Avec la disparition des 4m2 et comme le mètre de distance n’est pas possible, la seule obligation est de porter le masque. C’est une vraie bouffée d’oxygène», ajoute le nouveau patron de l’Unec.

« Depuis début juin, c’est une catastrophe »

Un constat partagé par tous les commerçants. «Tout ce qui entrave la reprise est à éradiquer, tout en gardant un minimum de protocole sanitaire, masques, gels et distanciation sociale», déclare à LCI Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France. «Le chiffre d’affaires de la plupart des commerces est en chute de 30 et 50%», assure le représentant des commerçants indépendants.

«La coiffure est repartie fort, très fort au mois de mai, et depuis début juin, c’est une catastrophe, la chute est vertigineuse, violente», confirme Christophe Doré. «Evidemment, il y a eu l’affluence du démarrage, mais on ne comprend pas si vite ce fort ralentissement. On s’y attendait, mais pas aussi brutalement», s’inquiète-t-il.

Depuis le confinement, «il n’y a pas de mariage, pas de communion, pas d’anniversaires», poursuit le coiffeur. «Cela veut dire qu’aujourd’hui le samedi, on est tous à moins 30, moins 40% de notre chiffre d’affaires», estime-t-il. «Nous avons accumulé des déficits astronomiques, et la reprise n’est pas évidente», résume Francis Palombi.

Côté gouvernement, un nouveau plan d’accompagnement des TPE est en préparation. Jeudi matin, une réunion de travail est prévue à Bercy avec les représentants des fédérations de commerce, artisanat et indépendants, en présence du ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, et de la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher.

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