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Cures thermales : des parlementaires interpellent la Première ministre

Marina ferrari à l'assemblée

INTERVIEW. La députée de Savoie Marina Ferrari (MoDem) et onze autres parlementaires ont adressé une lettre à Elisabeth Borne, afin que l’amendement de Thomas Mesnier, qui prévoit de conditionner les cures thermales au service médical rendu, ne soit pas retenu en cas de 49.3.

Discussion sur le déremboursement Profession bien-être : Où en est-on aujourd’hui ?

Marina Ferrari : Pour l’instant, on va attaquer les discussions à l’Assemblée nationale sur la quatrième partie du projet de loi de financement de la sécurité sociale, dans laquelle figure cet amendement.

Seule partie du PLFSS qui ne fasse pas l’objet d’un 49.3, lequel permet à l’exécutif de faire adopter ce texte sans passer par un vote du Parlement. Vous l’envisagez ?

Tout est possible. On verra comment vont évoluer les débats.

En attendant, vous avez adressé jeudi dernier à Elisabeth Borne une lettre, avec onze autres parlementaires. Que lui demandez-vous ?

On lui a demandé qu’en cas d’activation du 49.3, cet amendement ne fasse pas partie des textes qui seraient retenus.

Combien de députés se sentent concernés aujourd’hui ?

On est une cinquantaine de députés concernés par les activités thermales. On a mobilisé largement autour de nous. C’est pourquoi on a bon espoir que cet amendement ne soit pas adopté, s’il arrivait en lecture dans l’Hémicycle, ou ne soit pas retenu dans le cadre d’un 49.3.

Onze députés et une sénatrice ont signé la lettre que vous avez adressée à la Première ministre. Vous ne les avez pas tous convaincus de signer ?

Il a fallu réagir vite quand on a vu que le 49.3 pouvait être activé, d’où ce courrier signé par une dizaine de députés et la sénatrice LR de Savoie Martine Berthet. Si on avait disposé d’une semaine supplémentaire, on aurait eu certainement beaucoup plus de signataires. Mais on s’est dit qu’en cas d’activation du 49.3, il fallait qu’on saisisse dès maintenant la Première ministre pour l’alerter sur la situation des établissements thermaux et de l’utilité des cures thermales.

Comment expliquez-vous l’adoption de cet amendement, qui a surpris tous les acteurs du secteur ?

Je crois qu’il y a encore beaucoup de nos collègues qui méconnaissent l’activité thermale en France et ses bienfaits, notamment son volet médical. Et donc, en période de contrainte budgétaire, comme c’est le cas aujourd’hui, on vient taper sur le thermalisme. Malheureusement, c’est une tentation qui revient cycliquement.

L’amendement ne prévoit pas le déremboursement total des cures thermales, mais un remboursement conditionné au service médical rendu. Pourquoi est-ce une menace pour le secteur ?

Cet amendement liste toutes les pathologies actuellement prises en charge par l’Assurance maladie. Je me dis que c’est peut-être de nature à préfigurer une évaluation dans tous ces domaines, alors qu’une dizaine d’études ont déjà été publiées et que chaque nouvelle étude est longue à mettre en œuvre. Ce n’est donc pas d’un claquement de doigt qu’on peut remettre en cause toute une filière de soins, qui a déjà beaucoup souffert pendant la crise sanitaire.

Dans le courrier que vous adressez au gouvernement, vous estimez que cet amendement viendrait contredire l’esprit du PLFSS 2023. Pourquoi ?

Au moment où le projet de loi de financement de la sécurité sociale met l’accent sur la prévention (dans la quatrième partie du projet, NDLR), le thermalisme est remis en cause, alors qu’il s’inscrit justement dans ce cadre préventif. D’autant que toutes les études qui ont été menées jusqu’à présent me semble, au contraire, de nature à conforter cette activité, sur le bien vieillir, la lutte contre la douleur, le trouble anxieux généralisé ou encore la récupération post-cancer du sein

Quelle est la probabilité, selon vous, que cet amendement soit accepté ?

La difficulté, c’est qu’il a été adopté en commission des affaires sociales, ça lui donne un certain poids. Ce n’est pas l’amendement d’un député isolé.

Propos recueillis par Georges Margossian.

Parlementaires signataires : Marina Ferrari (députée Modem de Savoie), Antoine Armand (député Renaissance de Haute-Savoie), Martine Berthet (sénatrice LR de Savoie), Vincent Bru (député Modem des Pyrénées-Atlantiques), Lionel Causse, (député Renaissance des Landes), Delphine Lingemann (députée Modem du Puy-de-Dôme), Emmanuel Mandon (député Modem de la Loire), Benoît Mournet (député Renaissance des Hautes-Pyrénées), Christophe Plassard (député Horizons de Charente-Maritime), Nicolas Turquois (député Modem de la Vienne), David Valence (député Renaissance des Vosges), Xavier Roseren (député Renaissance de Savoie).

LIRE AUSSI : Déremboursement des cures : les députés vont-ils discuter l’amendement ?

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