Un signalement a été effectué auprès du procureur de la République de Lyon par l’Agence régionale de santé pour «exercice illégal de la médecine» et «mise en danger de la vie d’autrui».
Après avoir reçu plusieurs signalements de particuliers, victimes d’«événements indésirables» à la suite d’injections d’acide hyaluronique, l’Agence régionale de santé Auvergne Rhône-Alpes a mené une inspection au sein d’un «institut de traitements d’esthétique», selon ses termes, explique-t-elle dans un communiqué, sans indiquer le nom, ni le lieu de l’établissement.
Rappelant que les techniques de soins qui consistent à injecter des produits cosmétiques sous la peau sont réservées aux médecins, car elles peuvent entraîner un écoulement de sang, l’ARS annonce qu’elle a constaté, à l’issue de son enquête, que la personne qui pratiquait du micro-needling et des injections d’acide hyaluronique par stylo n’avait pas les qualifications médicales pour le faire.
Un appel aux professionnels de l’esthétique
Outre l’exercice illégal de la médecine, un autre signalement a été effectué auprès du procureur de la République de Lyon : la « mise en danger de la vie d’autrui du fait de risques sanitaires et infectieux avérés, de défaut d’hygiène et de non sécurité des produits utilisés», précise l’agence régionale de santé.
Dans son communiqué, l’ARS appelle aussi les professionnels de l’esthétique «à ne pas mettre en œuvre des techniques de soins consistant à injecter des produits sous la peau, et ce, malgré la possibilité actuelle de suivre des formations dédiées de quelques jours», invitant les personnes qui s’en estiment victimes à effectuer une déclaration sur le portail de signalement des événements sanitaires indésirables.
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